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De nouvelles communes s’imposent à Lubumbashi

Un million et demi d’habitants en 2015, la ville de Lubumbashi compte aujourd’hui près de quatre millions d’âmes. Cette pression démographique a provoqué l’extension de la ville, éloignant de fait les administrés des autorités communales. Certains bourgmestres se retrouvent en train de gérer de vastes communes aux limites incertaines. Ce qui réduit considérablement la qualité des services.

Nous pensons qu’un nouveau découpage des communes s’impose dans une ville de Lubumbashi qui voit sortir des terres de nouveaux quartiers chaque année. Prenons le cas de la Commune annexe : essentiellement rurale à l’origine, elle ceinture la ville. Cette commune a connu depuis, une forte extension d’habitations. Mais pas d’urbanisation ! L’accroissement de la ville est allé de pair avec l’extension de cette commune.

La plupart des nouveaux quartiers se retrouvent d’ailleurs de fait dans cette commune. Et aujourd’hui, pas facile de la délimiter territorialement et administrativement.

Et comme pour ajouter de l’imbroglio à ce « maillage » cadastral flou que nous offre la Commune annexe, le bureau communal se retrouve dans la commune de Kamalondo, en plein cœur de la ville de Lubumbashi. De quoi perdre sa géographie !

Pour quelqu’un qui habite Plateau 5, par exemple, l’un de ces nouveaux quartiers périurbains de Lubumbashi, à plus de 15 kilomètres du centre-ville, et qui veut obtenir un document, enregistrer son enfant nouvellement né à l’état civil, célébrer un mariage civil ou obtenir tout autre service de sa commune, il lui faudra traverser toute la ville pour arriver au bureau communal !

Les époques ont changé

Les communes créées en 1957 pour répondre au flux migratoire de l’époque ne correspondent plus à la réalité et aux enjeux actuels.  Et dans la dynamique de la décentralisation amorcée au niveau des provinces, il serait profitable de procéder au redécoupage de la ville de Lubumbashi en nouvelles communes.

Cela aura au moins le mérite de renforcer la proximité entre les administrés et leurs autorités communales, surtout en ce temps où la ville est en proie à une insécurité qui ne dit plus son nom. Cela facilitera aussi la vie d’un bon nombre de Lushois qui se ruent et saturent la commune de Lubumbashi (parce que facile d’accès). Ou encore ceux qui ne fréquentent pas leurs communes dont les bureaux sont difficilement accessibles à cause des distances à parcourir.

 

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