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Contrôle qualité des produits : on s’en fout en RDC ?

L’Office congolais de contrôle (OCC) est censé veiller à la qualité des produits en vente sur le marché congolais ainsi que de la certification de la production locale. Cependant, les insuffisances de cette entreprise ont eu pour conséquence la présence de nombreux produits contrefaits aussi bien dans nos assiettes que dans nos maisons et lieux de service.

Certains médicaments périmés circulent au mépris de la règlementation. C’est notamment le cas des produits dits « traditionnels », surdosés en sucre pour la plupart ou d’autres produits nocifs, mais dont la publicité passe toujours à la radio et à la télévision, au vu et au su des autorités.

Malgré cela, c’est au sein de l’OCC, l’organe en charge du contrôle de la qualité que l’Inspection générale des finances découvre 58.5 millions de dollars de fonds décaissés sans pièces justificatives ou que l’on se plaint de taxes illégales.

Avec tous ces produits expirés qui circulent, je me demande si la RDC elle-même n’aurait pas déjà expiré!

Il ne se passe pas un mois sans qu’un flot de révélations sur des détournements dans les entreprises publiques n’ébranle l’actualité. Le Fonds monétaire international et d’autres partenaires multilatéraux, avaient demandé plus de fermeté de la part de Kinshasa dans la lutte contre la corruption, une condition sine qua non pour la poursuite de leur programme d’assistance à la RDC. Comptes fictifs, sous-comptes non déclarés, effectifs pléthoriques, droits indus; les Congolais découvrent au fil du temps l’ampleur de la corruption qui gangrène le pays.

En faisant une corrélation entre la corruption et ses incidences sur la détérioration des conditions de vie, on s’aperçoit que cela entraine une exposition à des risques sanitaires avec des produits non conformes que nous consommons sans le savoir. L’artisanat et les productions locales souffrent du déficit de normalisation et de contrôle. Les autorités ont fermé les yeux sur tout ce qui nous entoure. À nous de les ouvrir pour leur demander des comptes.

 

*Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence suédoise de développement international (ASDI), de l’USAID, du gouvernement suédois et du gouvernement des États-Unis.

 

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