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Remplissez bien vos poches avant de voyager à Kasumbalesa !

Avant de vous engager sur la route Lubumbashi–Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, il vous faut être armé de beaucoup de patience. Mais surtout, de beaucoup d’argent à remettre aux chauffeurs. Puisque ce trajet de 90 km peut vous prendre jusqu’à quatre heures de votre temps, selon l’état du véhicule, le poids qu’il transporte… Et surtout le coût du transport varie selon les chauffeurs.

Ce sont des jeunes pour la plupart désœuvrés, regroupés en corporations de convoyeurs, qui font la loi. Parfois ils sont assimilés à « des chauffeurs » de bus. On les entend crier à Lubumbashi, supplier et persuader les gens à embarquer dans les véhicules stationnés dans les différentes gares routières. Ils mettent le prix qui leur passe par la tête.

En principe, avec 1000, 2000 ou 3000 francs congolais de frais de transport (environ 1 ou 2$), vous pouvez voyager facilement de Lubumbashi à Kasumbalesa. Mais le coût grimpe selon les heures, parfois 5000 FC (environ 3$).

« A partir du centre-ville de Lubumbashi, nous négocions le prix du transport à 5000 FC (environs 3$) pour nous rendre à Kasumbalesa », explique Alain, un jeune vendeur de souliers usagés. Il fait des navettes et achète des chaussures à Lubumbashi pour les revendre à la cité frontalière de Kasumbalesa.

On y va OK, on en revient KO

Si votre poche n’a pas « saigné » à Lubumbashi pour ce déplacement, ne vous en réjouissez pas si vite. Car le pire vous attend au retour.  En effet, pour rentrer à Kasumbalesa, le prix peut se négocier entre 5000 et 15000 francs congolais, soit environ 10 dollars ! Pourtant, même trajet, même marque de véhicule ! Nombreux se rendent à cette cité limitrophe de la Zambie pour acheter des marchandises à bon prix.

« Souvent cela se fait le weekend, à la fin ou au début du mois, quand les trafics s’intensifient entre les deux villes », explique un transporteur. C’est cette route « qui nourrit Lubumbashi », conclut-il.

Les véhicules qui retournent à Lubumbashi, roulent plus lentement qu’à l’aller. Puisque souvent trop chargés de marchandises et de voyageurs. Les conducteurs préfèrent d’ailleurs plus le transport de marchandises que de personnes jugé peu rentable. Mais en combinant les deux, ils ne font pas de mauvaises affaires. Ainsi, ils en profitent et surchargent leurs camions, ce qui rend dangereux les voyages sur cette route, compte tenu des bilans souvent lourds des accidents.

 


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