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Riposte contre Ebola à Bukavu : le consortium « Halt-Ebola » lance une campagne communautaire de trois mois

Face à la menace persistante de la maladie à virus Ebola (MVE) dans l’est de la République démocratique du Congo, la riposte prend un tournant résolument communautaire. Ce mardi 14 juillet 2026, la ville de Bukavu a accueilli le lancement officiel d’un projet d’urgence de trois mois, couvrant la période de juillet à septembre 2026, porté par le consortium « Halt-Ebola ». Soutenu par la Direction du développement et de la coopération (DDC) suisse, ce programme entend répondre à l’un des principaux obstacles à la lutte contre Ebola : la désinformation.

Dans les provinces interconnectées du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri, les mouvements constants de population, l’insécurité et les flux transfrontaliers fragilisent un système de santé déjà sous pression.

Mais au-delà de la menace biologique, les acteurs de la riposte alertent également sur la circulation des fausses informations.

« La réussite d’une réponse sanitaire ne dépend pas uniquement des interventions biomédicales. Elle exige également la confiance communautaire, l’adhésion aux mesures de prévention […] et la gestion des rumeurs », rappelle Ir Adolphe Mugula, point focal du consortium Halt-Ebola.

Pour renforcer cette confiance, le consortium, qui regroupe les organisations de la société civile OPDH, AFESCO, E-GROUP, VEDA-RDC et BYAKWETU LIVE, mise sur une approche de proximité reposant notamment sur :

  • la communication des risques et la sensibilisation directe des ménages ;
  • l’identification et la gestion des rumeurs afin de restaurer la confiance envers les services de santé ;
  • le référencement rapide des alertes de cas suspects de maladie à virus Ebola.

Une mobilisation des acteurs locaux

L’atelier de lancement, organisé le mardi 14 juillet dans la salle de réunion de la Division provinciale de la santé (DPS) à Bukavu, a réuni 25 acteurs.

Autour de la table figuraient des représentants de la mairie de Bukavu, de la DPS, des zones de santé, de la société civile, notamment des mouvements de jeunesse et des associations de femmes, ainsi que des médias et des chefs de quartier.

Les participants ont identifié les zones de santé les plus vulnérables de la ville et élaboré des stratégies de sensibilisation ciblant les lieux de forte affluence, notamment les marchés, les postes frontaliers et les maisons communales.

Alors que cette intervention s’étendra sur trois mois, les organisateurs misent sur l’implication des leaders locaux et des autorités sanitaires pour renforcer la prévention au sein des communautés.

Ce projet de sensibilisation contre la maladie à virus Ebola est mis en œuvre par des organisations de la société civile du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri, avec l’appui financier de la Coopération suisse.

 

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