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Sud-Kivu : quand la précarité menstruelle freine les ambitions des jeunes filles

Lever les freins qui entravent l’épanouissement des jeunes filles passe aussi par la prise en compte de leur santé et de leur dignité menstruelles. Au Sud-Kivu, c’est l’une des luttes de l’organisation IGAPAD (Innovation Girls African Pads), engagée en faveur de la santé menstruelle et de l’autonomisation des jeunes filles. Pour l’organisation, la question des règles va au-delà de l’hygiène. Elle touche aussi à l’accès à l’éducation, à la dignité et à l’égalité des chances.

Briser le tabou des règles

La précarité menstruelle et le manque d’éducation sur le sujet continuent de représenter des obstacles à la scolarisation et à l’autonomie des jeunes filles.

Pour IGAPAD, une jeune fille informée, sensibilisée à ses droits et disposant de protections adaptées est une jeune fille pleinement en mesure de fréquenter l’école, de créer et de réaliser ses ambitions.

En intégrant la santé menstruelle dans ses actions en faveur de la jeunesse, l’organisation entend contribuer à éliminer la stigmatisation autour des règles et à créer des conditions favorables à l’autonomisation des jeunes filles.

« Les règles ne devraient jamais être une barrière à l’éducation, aux rêves ou aux ambitions. Investir dans la jeunesse, c’est aussi investir dans l’éducation menstruelle, la dignité et l’égalité des chances », indique Abigael Salama Musamba, responsable commerciale et marketing chez IGAPAD.

Derrière cet engagement se trouve donc un message simple : avoir ses règles ne devrait empêcher aucune jeune fille d’aller à l’école, de poursuivre ses rêves ou de réaliser ses ambitions.

Briser le tabou des menstruations, c’est aussi permettre aux jeunes filles de vivre cette réalité naturelle sans qu’elle devienne un frein à leur avenir.

 

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