article comment count is: 0

Top 6 des chantiers inachevés en RDC

Depuis 2006, la RDC est restée un champ de ruines et de chantiers inachevés. Plusieurs travaux ont été lancés sans arriver à leur terme. Les maquettes et les cérémonies de pose de première pierre sont les seuls souvenirs dans nos mémoires. Pourtant, certains projets ont couté des millions de dollars au Trésor public. Retour sur 6 projets de construction lancés avec pompe mais jamais achevés.

     1. Les tours jumelles Rakeen

Le 10 juin 2008, Joseph Kabila fait déplacer tout son régime vers la place Gare centrale de Kinshasa. Il y lance les travaux de construction de ce qui devrait être la nouvelle référence immobilière de la capitale : un complexe hôtelier du groupe Rakeen. Les travaux devaient prendre 24 mois. Et l’inauguration était fixée en juin 2010, en marge des commémorations du cinquantenaire de la RDC. 13 ans plus tard, le site est abandonné.

Les édifices déjà sortis des terres sont devenus un dépotoir. Selon des architectes interrogés, le problème est dû à une mauvaise étude du sol. Voilà toute l’explication ! Pourtant, c’était un projet estimé à 540 millions de dollars.

     2. Le marché international de Maluku

Kinshasa c’est 9.965 km² et 24 communes dont celle de Maluku et ses 7 949 km², soit 79% de la superficie totale de la ville. Seulement voilà, cette commune est la moins peuplée de toute la capitale.

En mai 2015, l’ingénieuse idée d’urbaniser Maluku émerge. Le 7 mai, Joseph Kabila lance alors les travaux de construction du marché international de Maluku, ce devrait être le premier du genre au pays. Coût estimé : 100 millions de dollars, totalement financés par le Trésor public. 6 ans après, les travaux n’ont jamais débuté, excepté la pose de la première pierre.

     3. La nouvelle aérogare de N’Djili

Sans apprendre des échecs précédents, on lance d’autres travaux. Il s’agit cette fois d’étendre l’aéroport de N’djili. Un projet « sexy » qui ferait de Kinshasa une ville touristique. Le 2 mai 2018, en pleins préparatifs des élections, le gotha politique fait le déplacement sur place pour voir Kabila poser la première pierre.

Les choses sont faites en « très grands ». Maquettes, simulation virtuelle de ce que sera le nouveau joyau de la ville, tout est fait pour justifier les 364,9 millions que coûte le projet. Mais plus de 3 ans après, on attend toujours le démarrage effectif du projet.

     4. Les maisons préfabriquées du camp Tshatshi

C’était un des projets phares du début du quinquennat de Félix Tshisekedi : le fameux programme de 100 jours. Entre les sauts-de-mouton qui sont passés de 13 à 7 et l’emprisonnement de Vital Kamerhe pour détournement, le volet des maisons préfabriquées du camp Tshatshi semble noyé. Pourtant, 300 maisons devaient être construites dans ce domaine militaire de Kinshasa. Sur place, les travaux stagnent.

En septembre 2020, le ministre de l’Urbanisme et Habitat y a effectué une visite d’inspection. Constat catastrophique, selon ses propres mots : défaillances techniques, absence de viabilisation, non-aménagement du site et risque d’affaissement. Difficile dans ce contexte d’envisager la poursuite des travaux. Encore des millions dilapidés.

     5. La centrale solaire de Maluku

C’est le dernier grand chantier lancé. Il date d’une année, de quoi lui accorder un bénéfice du doute ? Non, et ce, pour plusieurs raisons. Quand le 19 août Tshisekedi pose la première pierre pour la construction de cette centrale dite « Solar city », deux questions me passent par l’esprit : sa capacité et la durée des travaux. En effet, le projet devait durer 12 mois, pourtant 14 se sont déjà écoulés.

Autre incohérence, la capacité estimée entre 600 MWH et 1000 MWH soit un investissement chiffré entre 600 millions et 1 milliard de dollars !

     6. Le Palais des sports de Kinshasa

Ceci est un peu un cas à part. Depuis 2004, une pancarte se dresse aux abords du Stade des martyrs avec cette inscription : « Ici sera érigé le Palais des sports. » Officiellement, les travaux n’ont jamais été lancés, mais le projet demeure l’objectif du mandat de chacun des ministres qui se sont succédé au portefeuille des Sports et Loisirs. Personne à ce jour ne saurait dire clairement ce qui bloque la construction de cet édifice quasi essentiel au développement du sport dans un pays.

 

Est-ce que vous avez trouvé cet article utile?

Partagez-nous votre opinion