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À Bukavu, des jeunes des Grands Lacs se rencontrent pour dépasser les préjugés

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) du Sud-Kivu et le Forum inter-réseaux des organisations de jeunes œuvrant pour la paix ont réuni, le 12 août à Bukavu, des jeunes du Sud-Kivu et de la région des Grands Lacs.

Soutenue par International Alert à travers son projet Kizazi ya Amani, financé par l’Union européenne, cette rencontre d’échange et de dialogue s’est tenue au Centre Rio de Nguba sous le thème : « Des contextes différents, des aspirations communes ».

L’événement a rassemblé des participants venus de Bukavu, de Goma ainsi que des pays voisins, notamment du Rwanda.

Au-delà de la célébration de la Journée internationale de la jeunesse, la rencontre a servi d’espace pour valoriser les initiatives locales, promouvoir la cohésion sociale et réfléchir aux moyens de lutter contre la désinformation, les préjugés et les discours de haine.

Des différences qui ne devraient pas devenir des barrières

S’exprimant au nom du Forum Kizazi cha Amani, Nathalie Kyanga a souligné l’importance de cette démarche collective pour dépasser les clivages régionaux.

« Nous sommes tous jeunes, mais nous venons de contextes différents et nous vivons des expériences diverses. Cependant, nous aspirons tous à la même chose : la paix durable et le développement. Nos différences ne doivent pas nous diviser ni constituer des barrières, mais plutôt devenir une force pour bâtir une communauté plus juste et inclusive », a-t-elle déclaré.

Parmi les participants venus de la région des Grands Lacs, Justien Ndagijimana, du district de Rusizi au Rwanda, a partagé son expérience de rapprochement avec les jeunes de Bukavu et de déconstruction de certains préjugés.

« Avant de venir à Bukavu, je pensais que les jeunes d’ici n’étaient pas accueillants ou bienveillants à cause des rumeurs. Mais en échangeant directement avec eux, j’ai vu que nous sommes identiques et animés des mêmes intentions. Si nous travaillons ensemble et dépassons les frontières physiques et mentales, nous pouvons aller très loin. Il n’y a pas de problème entre nous, les jeunes », témoigne-t-il.

Son expérience montre aussi ce que peuvent produire les rencontres directes entre jeunes vivant de part et d’autre des frontières : confronter les perceptions aux réalités, dépasser certaines idées reçues et créer des espaces de dialogue dans une région où les tensions politiques et sécuritaires peuvent également nourrir la méfiance entre communautés.

Rappelant que « sans la paix, aucun développement n’est possible », les participants ont conclu la journée en prenant des engagements en faveur du vivre-ensemble et de la résolution pacifique des conflits.

Pour symboliser cet engagement, ils ont planté un « arbre de la paix » dans l’enceinte du Centre Rio.

Au-delà du symbole, le défi reste celui exprimé tout au long de la rencontre : faire en sorte que les frontières et les différences entre les jeunes de la région des Grands Lacs ne deviennent pas des murs entre eux.

 

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