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Des agents de l’ordre étrangers aux droits de l’homme

Les agents de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions sont parfois auteurs d’infractions. Quand il s’agit de l’arrestation d’un suspect, par exemple, ils font usage de la brutalité même lorsque le sujet est coopératif. A l’exemple des vendeurs et vendeuses du marché dit «pirate» de Lubumbashi.

Il suffit que qu’ils mettent la main sur une personne pour la traîner manu militari. C’est presqu’une règle générale. Cette méthode d’arrestation est perverse. Surtout si tu es moins collaboratif, c’est-à-dire, que tes poches sont vides. Malheur alors, si en plus, vous résistez. Vous serez humilié et frappé comme un chien. Vous êtes alors forcé de vous taire malgré tout. Ainsi, ceux qui devraient agir en exemple ont pleinement l’occasion de marcher sur les droits de leurs protégés. Or le recours à la force ne devrait être qu’un moyen extrême et exceptionnel et dument encadré. Il ne devrait être utilisé uniquement lorsqu’il y a résistance.  

Ce comportement des agents de l’ordre témoigne d’un manque d’information. Mal formés, et surtout recrutés parmi les turbulents de nos quartiers, ils sont nombreux les policiers qui n’ont pas leur place dans la police. Car ils sont incapables d’intégrer les valeurs des droits de l’homme et de libertés. Les agents de l’ordre agissent ainsi pour montrer leur suprématie. Certains se croient intouchables et parfois, pensent pouvoir violer impunément la loi. N’est-ce pas normal lorsqu’une autorité politique envoie un policier brutaliser quelqu’un avec qui il a des comptes à régler ? Que dire, comme cela arrive parfois, des policiers qui saccagent le siège d’un parti politique qui fâche ? Alors, demandons-nous ce que ferait un tel agent de l’ordre si lui-même avait l’occasion de régler ses comptes avec quelqu’un ?

Il faut savoir sanctionner et inspirer le respect

Lorsque le citoyen se sent chaque fois tracassé, il a du mal à se soumettre volontairement. Il perd toute confiance en ses autorités et surtout en sa police. Cela engendre une inimitié qui fait qu’à chaque contestation publique, les gens s’en prennent à leur police. Ils sont rares, en RDC, les moments où la police arrive pour encadrer des manifestations.

Dans le cadre de la lutte contre l’impunité, les agents qui violent la loi doivent être sanctionnés (par des amandes et peines de prison) et ceux qui la respectent promus, encouragés. L’État a l’obligation de respecter et protéger la personne humaine qui est sacrée.

 

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