Elles sont partout : au marché dès l’aube, dans les rues, derrière les marmites fumantes des restaurants de fortune… Elles nourrissent des familles entières. Souvent négligées, mais indispensables, ce sont ces femmes qui font vivre nos quartiers.
En parlant avec ces femmes, j’ai compris plusieurs choses utiles :
1.Elles ne travaillent pas pour « s’enrichir », mais pour tenir debout, Jour après jour. Leur force est une question de survie, et non de compétition ;
2.Elles protègent leurs familles avec un courage silencieux ; elles font de sacrifices incroyables, mais qui souvent passent inaperçus ;
3.Elles gèrent de véritables mini-entreprises, jonglant avec les prix, les dettes, les clients, sans avoir jamais reçu de formation formelle ;
4.Elles sont les « banquières », les conseillères, les psychologues de notre communauté. A elles, tout le monde se tourne quand la vie se complique.
Ces femmes ne demandent ni faveur, ni charité. Elles demandent simplement qu’on reconnaisse la place immense qu’elles occupent dans l’économie congolaise, une place que les chiffres ne racontent pas, mais que la réalité confirme chaque jour.
La nation devrait reconnaitre que la véritable force économique du pays se trouve dans leurs mains, dans leur endurance, dans leur intelligence au quotidien.
