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Les attelages contre nature de RDC

Une des anciennes lois hébreux interdisait d’atteler deux bêtes d’espèces différentes à l’instar du cheval et de l’âne sur le même attelage. En RDC pourtant, les attelages contre nature sont fréquents.

Aucun compromis possible entre pouvoir et opposition, me direz-vous. Pourtant, ils n’ont jamais été aussi d’accord quant à la façon de gérer la chose publique. Ils sont tous pour un Etat fort, incarné par un seul personnage à qui l’on rend compte de tout, à qui l’on doit tout. Raison pour laquelle vous aurez remarqué que rares sont les opposants qui ont été élus une seule fois à la tête de leurs partis à l’issue d’élections libres et transparentes. Comme dirait l’autre : « Pouvoir et opposition sont les deux faces d’une même pièce ».

Sachant que dans une démocratie on veut que le gouvernement travaille pour le bien commun et que les opposants critiquent cette action dans le but de passer aux affaires et faire mieux, on ne saurait se contenter d’une classe politique où tout le monde a le même agenda.

Argent et salut de l’âme vont de pair

On a eu de cesse de disserter à propos de la bienveillance qu’avait Jésus Christ  pour les pauvres. « Le royaume des cieux est à eux », proclamait-il. Mais décidément, on a un mal fou à faire le rapport entre la pensée du Christ et la réalité de nos églises. C’est à peine si les indigents s’entendent dire qu’ils n’ont pas tort de vivre dans une telle misère.

Très souvent, cet homme en guenilles voit son guide spirituel prier pour celui qui a une somme d’argent quelconque à verser à l’Eglise. Et le pauvre de se demander quand viendra son tour, puisque cette taxation fait office de passeport pour aller au ciel.

C’est gratuit, mais…

Bien des fois on a été dans un bureau de l’Etat où les prestations sont censées être gratuites pour tous les citoyens. Grande est la surprise de l’usager quand il se rend compte qu’entre le moment où il a franchi le seuil de l’administration et le moment où il a dit au revoir au planton, il a dépensé une petite fortune. Il y a d’abord eu la demande pressante du vigile qui voulait s’en griller une. Puis l’injonction faite par la secrétaire qui exigeait de l’argent pour faire les photocopies d’une fiche de demande de service. Le clou de l’arnaque apparaît quand le chef du bureau a gravement dit : « En fait, nous ne sommes pas en mesure de vous rendre ce service. Nous travaillons en collaboration avec le cabinet privé de monsieur X à qui nous allons vous recommander. »

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