Les enfants signe de richesse.
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Avoir beaucoup d’enfants est-il synonyme de richesse ou de pauvreté ?

Trop d’enfants c’est signe de richesse pour les uns, et de pauvreté pour les autres. En tout cas, à chacun  sa perception. Pourtant, ces deux tendances s’affrontent mais ne se vainquent pas : il y a toujours les partisans d’une  progéniture nombreuse comme facteur de  fortune et ceux qui ne sont pas de cet avis.

Le débat est lancé par un blogueur de Lubumbashi : Yannick Kaumbo. Il avait publié un blog sur Habari RDC intitulé : Les hommes, acceptons la vasectomie pour contrôler les naissances. Le bloggeur soutient que le nombre élevé d’enfants par femme tire beaucoup d’Africains vers le bas. Un argument qui n’a pas tardé à susciter de vives réactions d’autres blogueurs de Lubumbashi.

Montrez vos avoirs, nous on vous montrera nos enfants !

Costa par exemple, ne pense pas vraiment qu’avoir beaucoup d’enfants, appauvrit. Il explique son opinion : « Je pense que c’est pour des gens qui détruisent le monde en nous présentant la peur de nous multiplier. Un plan diabolique qui tend à faire peur aux Africains, notamment puisque l’on a peur de les affronter quand ils seront nombreux. »

Pour ce blogueur, une démographie forte peut inquiéter des pays qui ont un grand nombre de personnes de troisième âge parmi leur population. Le cas de l’Europe, estime-t-il, en faisant allusion aux propos controversés du président français Macron qui encourage la limitation des naissances en Afrique.

Avec moins de 2 $ par jour, Costa s’estime plus heureux que certains Européens, y compris le président Macron. « C’est cette pensée fondée sur la peur qui pousse les gens à dépenser des milliards pour ôter des vies humaines. Quand vous nous montrerez vos avoirs, nous on vous présentera nos enfants, et comment ils se battent pour s’en sortir », se défend Costa qui campe sur sa position.

Avoir beaucoup d’enfants dans un pays pauvre, cela enracine la pauvreté

De son côté, Gloire, un autre blogueur de Lubumbashi, s’interroge : « En quoi le fait de remplir la terre en ce siècle et surtout au Congo, constitue une richesse ? » Et d’ajouter : « Quand, pour une économie domestique, la marge d’actif est beaucoup moindre que celle de passif, la pauvreté est inévitable. »

Selon Gloire, dépenser par exemple 700$ chaque mois pour les besoins de ses enfants ne permet pas de réaliser un quelconque projet. Il souligne alors qu’« avoir beaucoup d’enfants dans un pays pauvre, enracine la pauvreté. C’est une évidence ». Pour lui, « être riche renvoie au nombre d’années qu’on peut vivre sans emploi. »

Les enfants comme richesse, c’est une métaphore

Mais pour Michel, économiste de formation, selon les cas, une population nombreuse peut être un gain, ou un frein au développement économique d’un pays. « Léducation, le meilleur leadership et la bonne gouvernance, indique-t-il, une nation peut se développer même si sa population actuelle triple. Ç’est un combat qu’on doit mener pour notre génération. Même en Europe, il y en a qui ont un seul enfant et qui sont pauvres. Mais c’est une pauvreté à ne pas comparer à la misère africaine ».

Michel poursuit : « En Afrique, on a besoin d’une meilleure gouvernance pour sortir de la misère. Ensuite atteindre un niveau de vie où la pauvreté ne serait pas synonyme de mort. Donc, on peut trouver le minimum vital tel que le manger, les soins médicaux, l’éducation, etc. »

Pour une autre opinion, quand on dit avoir des enfants c’est une richesse, ce n’est qu’une métaphore. En réalité, ça ne veut pas dire « richesse » au sens économique. Mais on peut aller au-delà. Macron est pauvre. Oui, il est pauvre à l’africaine. Surtout pour certains Africains qui rêvent d’être entourés de beaucoup d’enfants. Ça, beaucoup d’Occidentaux et d’Africains occidentalisés ne le comprendront pas facilement.

Et vous qui venez de lire ce débat, qu’en pensez-vous : c’est une richesse ou une pauvreté, lorsque l’on a beaucoup d’enfants ? Merci de commenter sous cet article ou sur nos réseaux sociaux.

 

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Les commentaires récents (0)

  1. Quant à moi, je privilégie la qualité en défaveur de la quantité. Je pense que peu d’enfants bien nourris, bien éduqués et bien instruits apporterai plus de valeur à la société que beaucoup d’enfants mal nourris, mal éduqués et non instruits.

    Cela dit, si les moyens (financiers notamment) le permettent, il n’est pas aussi mal d’avoir plusieurs enfants bien éduqués et instruits.

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