#Bourseuniversitaire : Le rêve d’une bourse à l’étranger

De Dilolo, dans le Lualaba, au village où j’étais agriculteur jusqu’à Lubumbashi où je vis, je rêvais de devenir professeur d’université. Intelligent mais issu d’une famille pauvre, une bourse me permettrait de réaliser mon rêve.

Devenu professeur en 2010 alors qu’il n’avait que 32 ans, Christian Kunda, est un ancien boursier du gouvernement de France. Il m’inspire beaucoup. « J’étais assistant lorsque j’ai réussi au concours pour la bourse offerte par le gouvernement français. J’étais le seul à l’époque à satisfaire en RDC. Il s’agissait de produire un projet de recherche défendable », explique Christian Kunda. Cela peut paraître simple, en effet, quand on reste au niveau théorique et du discours sur la recherche doctorale. Mais lorsqu’on pense que les boursiers n’acceptent pas les premières idées venues, alors il faut serrer la ceinture.

La bourse étrangère n’est pas aussi facile qu’on l’imagine

Alors que le professeur Kunda parle d’un projet de recherche, je ne puis m’empêcher un seul instant de penser à gagner une bourse. Cependant, il faut rester dans l’orientation de celui qui octroie les bourses. D’autant plus qu’il n’est pas Congolais celui-là. Si c’est une bourse du gouvernement, ce qui est plutôt rare, quelqu’un oserait négocier sinon corrompre pour l’avoir. « La bourse est donnée par l’étranger. Du coup, on impose la discipline de recherche. J’ai eu la bourse pour les études en littérature et j’ai profité de mon séjour en France pour combiner avec les arts du spectacle à l’Université Paul Verlaine », explique encore Christian Kunda.

La première chose que j’ai donc comprise dans ma recherche de bourse d’étude c’est que mes aînés Congolais ont abusé de leurs bourses. Plusieurs par incompétence. Peut-être parce qu’avant, certains candidats étaient favorisés à la sélection par des acteurs locaux. Mais ils n’ont pas pu s’adapter aux conditions d’études en Europe. Alors, soit ils ont fui, soit ils ont été exclus des programmes de bourses.

Bourse d’étude à l’étranger, un chemin de non-retour au pays ?

Partis, certains chercheurs ne sont toujours pas revenus dans leur pays. Ils devaient pourtant, à leur retour en RDC, contribuer à la formation d’autres jeunes, dans les institutions d’enseignement, dans les institutions privées ou dans la fonction publique. « L’Europe c’est l’Europe, elle est différente de l’Afrique. Certains y restent parce que les conditions de vie sont plus favorables qu’au Congo », constate le professeur Kunda. Voilà qui sonne très fort dans mes oreilles. Je pense à mon Dilolo natal. Y retournerais-je un jour ? A quelle occasion ? Pour que les autres jeunes profitent de ma formation ? Déjà, à l’intérieur de la RDC, lorsque nous habitons en ville, nous avons du mal à retourner dans nos villages.

Exemple de retour au pays après une bourse

Il faut reconnaître que l’enveloppe de la prise en charge d’un boursier à l’étranger est parfois plus élevée que le salaire d’un professeur dans certaines universités en RDC. Revenir au pays, c’est accepter de revenir souffrir. La bonne nouvelle c’est que tous les boursiers ne choisissent pas toujours de rester en Europe après leurs études. Christian Kunda est l’un de ceux qui sont rentrés. Jeune, il enseigne à l’Université de Lubumbashi et ne regrette pas sa décision d’être retourné au pays. D’ailleurs, il est depuis 2016, secrétaire administratif de l’Institut supérieur pédagogique. Il faut le dire : « Sur dix qui sont allés en Europe, environ neuf chercheurs de l’Université de Lubumbashi sont revenus au pays », affirme Christian Kunda. Autant dire que des Congolais sérieux et qui ont besoin de profiter des bourses existent.

 


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Une réflexion sur “ #Bourseuniversitaire : Le rêve d’une bourse à l’étranger ”

  1. Moi je suis Benjamin, je vie en afrique dans la Republique Democratique Du Congo, dans la province de kisangani. Je suis un enfant en moitié orphelin car je n’ai plus de papa dépuis 2005 quand j’avais encore l’âge de 9 ans, et suis grandi entre les mains de ma mère paysanne pratiquant l’agriculture. Mais soucié de mes études, ma maman n’a plus rien pour continuer de me payer l’université. En effet, je viens plaider mon cas entre vos mais enfin que vous pouissiez m’aider à mes vivent émotions. pardon veillez me soutenir je me retrouve dans une famille très pauvre, si vous m’aider le ciel aussi vous aidera. merci et bonne compréhension à vous, votre reponse me sera aussi nécéssaire.