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Sans la carte d’électeur de la Céni, la vie est compliquée à Lubumbashi

Sans carte d’électeur, qui fait office de pièce d’identité en RDC, impossible d’effectuer une quelconque opération à la banque. Impossible de recevoir de l’argent de l’étranger, ou d’effectuer des démarches administratives dans les institutions publiques ou privées. Difficile même de se déplacer librement.

L’Etat congolais ne devrait-il pas rapidement offrir à ses citoyens une vraie carte d’identité comme c’est le cas dans tous les pays du monde ? La carte d’électeur c’est pour les élections et non une pièce d’identité définitive. Moi par exemple, j’ai déjà perdu ma carte d’électeur, et toutes mes tentatives pour obtenir un duplicata auprès de la Céni Lubumbashi sont restées vaines. Et cela fait six mois. Si ce n’est pas le serveur au niveau de Kinshasa qui pose problème,  ce sont les machines de la Céni au niveau local qui sont en panne, m’a-t-on expliqué.

Depuis, je vis comme un apatride dans mon propre pays. Sans ce précieux sésame délivré par la Commission électorale nationale indépendante, les services bancaires me sont inaccessibles. Même pour obtenir des documents tels que le passeport, cela relève d’un vrai parcours du combattant.

Pour compenser le manque d’une carte d’électeur, on exige soit le permis de conduire, soit le passeport pour prouver son identité ou accéder à certains services. Or, ces deux documents sont tout aussi difficiles à obtenir en RDC,  d’autant plus qu’il faut avoir la carte d’électeur en amont. Galère !

L’attestation de perte de pièce

L’attestation de perte de pièce d’identité est une pièce produite par les différents services communaux pour suppléer au manque de carte d’électeur. Cette pièce qui est sensée prouver notre identité et remplacer momentanément la carte d’électeur, n’est acceptée nulle part.

Les différentes banques la rejettent, et même les militaires qui opèrent des contrôles la nuit ne l’acceptent pas. Pourtant c’est une pièce officielle délivrée par les services de l’État moyennant une somme d’argent, contrairement à la carte d’électeur qui est gratuite.

Les nouveaux majeurs ou les personnes qui ont perdu leurs cartes d’électeur éprouvent ainsi de sérieuses difficultés. L’État congolais devrait se pencher sur cette question qui plombe la vie de nombreux citoyens. Et c’est depuis la fin du règne de Mobutu que la RDC  ne produit plus de carte d’identité pour ses citoyens.

Peut-être que l’avis à manifestation d’intérêt pour la réalisation d’une étude de faisabilité d’un Système national d’identité digitale lancé par la Banque africaine de développement, va déboucher sur quelque chose de concret. Espérons!

 

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