Le fleuve Congo en crue engloutit tout un quartier érigé à une distance de plus d’un kilomètre de son lit habituel, Macungu, Kinshasa 2019.
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Catastrophes naturelles en RDC : nous récoltons ce que nous avons semé

La RDC notre pays, avec ses forêts et ses cours d’eau, a un grand rôle à jouer dans la protection du climat et la prévention des calamité naturelles. Mais lorsque, par nos activités, nous bafouons les règles de la nature, c’est le pays qui paie le prix lourd : catastrophes, pluies diluviennes, inondations, glissements de terrain…

Une construction anarchique sur un site non autorité au quartier Molimosantu Trinité. Ici les éboulements dûs à une occupation illégale menacent l’université de Kinshasa, Lemba 2019.

Planète en danger

Lorsque l’Unesco publiait la première évaluation des écosystèmes pour le millénaire, le 30 mars 2005, nul n’imaginait encore l’impact de l’activité de l’homme dans la dégradation de la planète. Cette activité humaine de destruction des écosystèmes a mis la planète en danger.

En RDC, les mentalités évoluent, sauf en ce qui concerne la gestion écoresponsable du pays. Le Congolais produit des tonnes de déchets qui mettent à mal la nature et l’environnement. C’est le cas par exemple des déchets plastiques devenus plus nombreux, envahissant notre espace et causant d’énormes dégâts. La destruction de l’environnement est entrée dans nos habitudes. On va vers la modernité sans tenir compte de ce qu’elle produit comme conséquences néfastes sur l’environnement.

La route Université coupée en deux au niveau de l’école Trinité en direction de l’Université de Kinshasa, suite à une construction anarchique sur la décharge publique, Righini 2019.

La vie urbaine est devenue le rêve de tout Congolais pour diverses raisons. On fuit nos villages à cause des guerres et des atrocités à répétition. Conséquence, la ville devient tellement surpeuplée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espaces dans certains quartiers.  Des lotissements de terrains même dans des milieux à risque comme au bord des rivières, à proximité des falaises… Ceux qui ont des moyens se paient le luxe de s’installer même au milieu du fleuve Congo en défiant les lois de la nature. Ainsi, l’homme entreprend tout ce qui va à l’encontre de l’équilibre naturel.

Construites sur le lit du fleuve Congo, ces maisons de luxe ont été englouties par la montée spectaculaire des eaux du fleuve, Kinshasa 2019.

Indiscipline congolaise contre les lois de notre pays

Au mépris de la règlementation en matière  d’habitat, la population continue à prendre des risques  énormes en occupant des espaces dits non aedificandi à travers le territoire national. Des mesures qui permettent de préserver la vie et l’écosystème sont constamment violées dans notre pays.

Des avenues entières devenues rivières et lieu de baignade pour les habitants, des maisons inondées, et la population sinistrée et déplacée par la montée du fleuve, Mbudi-CPA , 2019.

Leçons à tirer

Les inondations à Uvira, au Maniema, le phénomène d’érosion à Kananga, de fortes crues du fleuve Congo à Kinshasa… Le changement climatique impactera notre vie, notre économie et toute notre société. Par conséquent, nous devons tous faire preuve de  responsabilité face à cette menace.  Intensifions nos efforts pour un Congo durable et écoresponsable, ainsi nous participerons a la sauvegarde de notre terre.

La cité Airtel, un lotissement du parc Mbudi Nature pour les agents de la société. Cité transformée en marée. Mbudi Nature, Kinshasa 2019.

 

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