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Cinq idées erronées sur les femmes en RDC

Autrefois, l’information était transmise de bouche à oreille. Cela n’a pas servi qu’à transmettre des valeurs mais aussi des préjugés qui persistent jusqu’à nos jours. C’est le cas des idées reçues sur les femmes dans notre pays. Nous vous en présentons cinq.

« Kolia na muasi ko lia na ndoki »

Manger avec une femme, c’est manger avec une sorcière

Cette première idée qualifie les femmes de traitres sous prétexte que, peu importe la confiance et la proximité envers elle, celle-ci finit toujours par vous trahir. Et tant qu’elle n’est pas prise la main dans le sac elle n’avoue jamais son tort. Pourtant, la traitrise n’est pas une qualification propre aux femmes. Il y a des hommes qui trahissent également leurs femmes.

« Muasi ata osaleli ye bolamu ndenge nini  ako ndima yo te »

Quel que soit tout le bien que tu feras à une femme, elle ne le reconnaîtra jamais

La femme serait l’être le plus ingrat de la création, il ne faudrait jamais lui faire  totalement confiance. On le dit comme si tous les hommes étaient dignes de confiance. Ceci nous amène à cette troisième croyance.

« Muasi atongaka mboka te »

Une femme ne construit jamais une nation

Ici la femme est définie comme une querelleuse qui ne cherche pas à apaiser la tension mais plutôt à l’aggraver. Certes, les femmes sont réputées pour être des personnes qui parlent beaucoup par rapport aux hommes, mais parler beaucoup n’est pas synonyme de chercher des divisions ou des querelles ! Et si les hommes parlent moins, ils n’en sont pas moins querelleurs.

« Muasi ba melelaka ye mbondo te »

On ne peut prendre du poison pour attester l’innocence d’une femme

Là encore, la femme est présentée comme un être indigne de confiance, particulièrement dans une relation amoureuse. Peu importe le nombre d’années passées avec elle, il ne faudrait jamais croire qu’elle ne peut te quitter ou sortir avec un autre homme. Encore une idée erronée, car qui a dit que les hommes, eux, sont plus fidèles que les femmes ? Ce ne sont là que des préjugés purs et simples.

« Zanga mbongo oyeba mabe ya muasi »

C’est quand on n’a pas d’argent qu’on découvre la traîtrise d’une femme

Enfin, ce dernier stéréotype soutient que la femme ne serait soumise qu’à un homme friqué, car la  soumission et l’amour de la femme seraient conditionnés par le niveau de richesse de l’homme qui vit avec elle. En d’autres termes, tu n’as pas d’argent, la femme te quitte.

Certaines opinions basées sur des faits vécus individuellement ont été généralisées et ramenées à toute une population. Nul n’ignore que la femme a longtemps été marginalisée dans la société africaine, et les idées comme celles-ci y ont été pour beaucoup. Les femmes ne sont pas toutes les mêmes, pareil pour les hommes. Qualifier la femme de sorcière est une aberration quand on pense que dans notre société, ce sont les femmes qui souffrent le plus. Elles sont victimes de viol et réduites à des coutumes liberticides dans des villages. Quoiqu’il en soit, il ne faut jamais généraliser, car le mal n’est pas une affaire de sexe mais plutôt de personnalité.

 

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