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Les diamants du Kasaï-oriental profitent aux sociétés chinoises

L’arrivée de la société minière chinoise Sacim au Kasaï-oriental a été saluée des deux mains par la population qui espérait une amélioration de ses conditions sociales. Mais deux ans après c’est le désenchantement. 

La société Sacim exploite un énorme gisement de diamants industriels en territoire de Muabilu, à 60 km de Mbujimayi. Jusque-là, elle n’a proposé aucune action de développement en faveur de la population locale. Aucune école ni centre de santé n’ont été construit. Pas même une route asphaltée. Pourtant, Sacim puise chaque jour des milliers de carats de diamant. Sa production est passée de 70 000 carats en 2015 à 300 000 à ce jour. Plus grave, Sacim ne paie aucune taxe locale.

Des ouvriers maltraités

Les ouvriers congolais de la Sacim touchent des salaires de misère et sont victimes de menaces diverses de la part des Chinois. L’un d’eux, âgé de 32 ans, et qui a requis l’anonymat, explique que « c’est comme ça partout où les Chinois ont engagé les Congolais. Ils se comportent au Congo comme sur une terre conquise ».

A la société Sacim, pour un même travail et un même grade, les Chinois reçoivent une rémunération dix fois plus importante que leurs collègues congolais. Ces derniers souffrent en silence craignant de perdre leur emploi.

Destruction de l’environnement 

Ces contrats sino-congolais devraient être révisés de fond en comble. Non seulement ils ne bénéficient pas au Congo, mais ils font aussi de gros dégâts à l’environnement. L’extraction du diamant par Sacim s’accompagne de la destruction des montagnes et de la savane par l’abattage des arbres et la pollution de l’air et des rivières. Tout cela sans contrepartie pour les communautés locales.

Les vrais bénéficiaires de ces contrats sino-congolais sont les plus hauts dirigeants congolais, en l’occurrence ceux qui sont au gouvernement et à la présidence de la République.

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