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Les « Djuwa kali » : ces chômeurs qui vivent au jour le jour à Goma

Djuwa kali est un terme devenu très courant dans la ville de Goma. il désigne des personnes sans emploi. C’est en fait un euphémisme pour dire chômeur. L’expression « Djuwa kali » parait plus respectueuse et intimiste pour les habitants de Goma .

Que signifie « Djuwa kali » ?

Littéralement cela veut dire  « très chaud soleil » ou « soleil au zénith ». Le terme fait référence à ces jeunes sans job qui, sous un soleil accablant,  sillonnent la ville et usent de leur intelligence, de créativité ou de ruse pour se créer des opportunités qui leur permettent de vivre au jour le jour.

Ce sont des hommes et des femmes dont la plupart viennent des quartiers périphériques de Goma chaque matin pour le centre-ville. On les voit au centre commercial de Goma, mais aussi à Birere et dans des endroits où se passent différentes activités économiques. À longueur de journée, ils s’adonnent à tout ce qui peut leur procurer de quoi vivre. Ils sont tantôt commissionnaires, tantôt courtiers, dans des transactions d’achat et de vente d’immeubles ou de location de véhicules, par exemple. Certains sont chauffeurs de taxis, vendeurs d’articles d’occasions, moto-taximen, aide-maçons ou vendeurs de statuettes aux touristes…

Comment reconnaître un djuwa kali ?

Les « Djuwa kali » sont facilement identifiables dans tous les coins du centre de Goma. Ils se déplacent en groupes et parlent de manière interminable ! Le plus souvent, les sujets de leurs discussions concernent le sport, la politique, les voyages, etc. Ils échangent également expériences et informations sur de potentiels autres « kilaka » (boulots occasionnels).

Le « Djuwa kali » a toujours son téléphone chargée et à portée de main, guettant un éventuel coup de fil qui pourrait lui porter bonheur pour la journée et pourquoi pas pour le reste des jours.

Les « Djuwa Kali » n’espèrent rien pour l’avenir. Ils vivent leur quotidien c’est tout. Ils se disent : « Dans un pays où trouver du travail est si compliqué, et où seuls les proches des grands sont embauchés, il vaut mieux se contenter d’être Djuwa kali plutôt que de rester à  rêver. »

Ce travail de Djuwa kali est devenu une vraie occupation pour la plupart des sans-emplois dont l’âge varie entre 25 et 40 ans dans la ville de Goma.

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Les commentaires récents (1)

  1. c’est bien recomposé et sa je n’avais pas encore exploité jusqu’à maintenant. Je suis flater que l’oeuvre de mes idées apparaisse aussi en ligne.

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