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L’excès de vitesse : une infraction routière souvent impunie en RDC

L’excès de vitesse est l’une des causes principales de graves accidents en RDC, à Kinshasa en particulier. Malheureusement, c’est aussi l’infraction routière la plus banalisée et impunie par les policiers de roulage congolais. Ces derniers, se focalisent plutôt sur les mauvais stationnements et d’autres manquements qui pourtant sont moins dangereux que l’excès de vitesse.

L’excès de vitesse c’est le dépassement de la vitesse autorisée. Sous d’autres cieux, l’excès de vitesse est sanctionné par un retrait de points sur le permis de conduire et par le paiement d’une amende. Le nombre de points retirés ainsi que le montant de l’amende dépendent de la gravité de l’infraction.

Dans notre pays également, en appuyant sur l’accélérateur, le conducteur doit tenir compte des circonstances. Il s’agit notamment de la disposition des lieux, de l’état de la route, de l’état et du chargement de son véhicule, des conditions atmosphériques et de l’intensité de la circulation. Il doit rouler de manière à pouvoir arrêter son véhicule dans les limites de son champ de visibilité ainsi que devant tout obstacle prévisible.

Seulement, bien que le code de la route congolais condamne l’excès de vitesse, il y manque des sanctions exemplaires. Que dit la loi en cas d’excès de vitesse ? Quelles sont les sanctions prévues ?

Les limitations de vitesse imposées en RDC

Selon l’article 18.2 du code de la route congolais, la vitesse maximale est limitée à 120 km à l’heure. C’est notamment sur les autoroutes et sur les voies publiques divisées en trois bandes ou plus et dont deux au moins sont affectées à chaque sens de circulation. La vitesse est limitée à 90 km à l’heure sur les autres voies publiques. Mais pour les bus et voitures de transport en commun, la vitesse limite est de 75 km à l’heure. En dehors des autoroutes, il y a aussi les agglomérations, c’est-à-dire, un espace qui comprend des immeubles et dont les entrées et les sorties sont spécialement désignées comme telles. Pour de tels espaces, la vitesse est limitée, pour tout véhicule, à 60 km à l’heure. Sur certaines voies publiques, une limitation de vitesse inférieure ou supérieure peut être imposée ou permise par le signal approprié. Néanmoins, la vitesse supérieure ne peut en aucun cas dépasser 80 km à l’heure.

Qu’en est-il des motocyclistes ? L’article 33.3 du code de la route précise qu’il est strictement interdit de dépasser la vitesse de 43 km à l’heure.

Les sanctions en cas d’excès de vitesse

J’habite la ville de Kinshasa depuis plus de trente ans, je n’ai jamais vu ni entendu dire qu’un conducteur a été interpellé par un policier de roulage pour excès de vitesse. Et pourtant, tous les jours je suis témoin de l’excès de vitesse. Que ce soit des conducteurs des véhicules privés tout comme ceux de transports en commun. Des fois, lorsque je suis à bord d’un bus de transport en commun, et que le conducteur dépasse la vitesse autorisée, je l’interpelle directement. Mais malgré cela, la majorité de conducteurs persistent. Et quand je leur parle des dangers et conséquences de l’excès de vitesse, je reçois les réponses du genre : sans effet ! Loin de moi tes mauvais esprits d’accident. Certains vont même jusqu’à se glorifier en disant : je roule toujours à grande vitesse et rien ne m’arrive !

En conclusion, retenez qu’en RDC, il n’y a pas de sanction exemplaire contre les conducteurs qui contreviennent à la limitation de vitesse. Le code de la route actuel, qui d’ailleurs date de 1978, parle d’une amende de 5 à 50 zaïres. Mais dans la pratique, l’excès de vitesse n’est pas du tout sanctionné par les agents de circulation routière. Il n’y a d’ailleurs presque pas de panneaux de limitation de vitesse sur nos routes.

 

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