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La jeunesse congolaise divisée entre jeunes de l’opposition et jeunes pro pouvoir

À l’approche de la date fatidique du 19 décembre, une fracture apparaît clairement dans la jeunesse congolaise. D’un côté, il y a les jeunes qui exigent le changement et l’alternance; de l’autre, il y en a qui militent pour le maintien du statu quo.

Manipulés par le pouvoir et l’opposition, les jeunes semblent ne pas voir leur avenir de la même manière. Pourtant ils font face aux mêmes problèmes qui sont : les inégalités sociales, le chômage, la pauvreté, le faible accès aux soins de santé et à la scolarisation…

Jeunes kabilistes

Le 3 décembre dernier, le président de l’Assemblée nationale en sa qualité de secrétaire général de la majorité présidentielle Aubin Minaku a réuni les jeunes qui soutiennent Joseph Kabila. Comme pour les mettre en ordre de bataille. Il leur a fait passer un message qui dans le contexte actuel paraît un peu ambigu: Aubin Minaku appelle « les jeunes kabilistes à l’unité et à la responsabilité… » Toute la question est de savoir quel est le sens qu’il donne au mot « responsabilité »… Les interprétations peuvent être multiples sur ce mot.

Déjà le 7 novembre dernier, les ligues des jeunes kabilistes s’étaient réunies au centre interdiocésain de Kinshasa. Sous la direction de leur coordonnateur Adam Chalwe, elles ont appelé à « préserver la souveraineté nationale et à faire bloc derrière Joseph Kabila ». Or, lorsque ces jeunes de la majorité disent faire bloc derrière quelqu’un dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel se termine, il y a lieu de se demander s’il n’y a pas l’idée d’un troisième mandat.

Jeunes de l’opposition et des mouvements citoyens

Du côté des jeunes du rassemblement de l’opposition et des mouvements citoyens, le mot d’ordre c’est « bye bye Kabila« . Pour eux, le 19 décembre à minuit, le chef de l’État doit plier bagage et partir. Ces jeunes  se disent aussi prêts à prendre leur responsabilité.

Cette rhétorique ne fait que faire monter la tension dans le pays, car on se demande toujours quelles « responsabilités » les jeunes veulent prendre. On sait que Lucha et Filimbi exigent le respect strict de la Constitution et l’alternance au Palais de la nation. Ils tiennent mordicus au départ du président Kabila après le 19 décembre 2016.

Ce qu’il faut éviter au pays le 19 décembre ce sont les affrontements inutiles entre jeunes de l’opposition et du pouvoir. La CPI devra ouvrir l’œil sur ceux qui essaieront de pousser les jeunes à la violence. Nul n’a le droit de chercher à prendre ou à conserver le pouvoir en manipulant la jeunesse congolaise.

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