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Joseph Kasa-Vubu est aussi responsable des malheurs du Congo

Le premier président de la RDC, Joseph Kasa-Vubu a une grande part de responsabilité dans les malheurs actuels de notre pays. Je suis persuadé qu’il a été le principal déclencheur des graves crises qui ont secoué la RDC au lendemain de l’indépendance. Aujourd’hui, nous en payons le prix !

L’homme « à la voix fluette » comme aime à l’appeler notre historiographe Benjamin Babunga Watunga, avait eu un discours fort mesuré face au roi des Belges, Baudouin 1er. C’était le jour même de la proclamation de l’indépendance du Congo belge, aujourd’hui République démocratique du Congo.

Lui, Kasa-Vubu, qui avait mis des gants pour s’adresser à un souverain étranger, n’y est pas allé de main morte pour destituer, de sa voix fluette, deux Premiers ministres (Patrice Lumumba et Moïse Tshombe) qui avaient les faveurs de la population dans son propre pays. Il a ainsi décidé d’agir contre la voix de la majorité. C’était peut-être – ou certainement – le prélude de la dictature dans mon pays.

Le chaos après les destitutions de Lumumba et de Tshombe

En fait, Joseph Kasa-Vubu a facilité les choses à son homonyme Joseph-Désiré Mobutu. Il n’a pas eu peur de destituer deux Premiers ministres fort populaires. N’est-ce pas curieux ? Curieux aussi, en revanche, qu’il n’ait pas levé son petit doigt lorsqu’il a été « neutralisé » par celui qui n’était encore qu’un lieutenant-colonel, ex-caporal, inconnu du monde à l’époque : Mobutu. Celui-ci aura beau le déclarer héros national. Mais cette proclamation tapageuse n’a d’ailleurs jamais eu d’effet, puisque Joseph Kasa-Vubu est resté un héros national dans l’ombre et même un héros ombrageux.

Je sais que tout le monde connaît le chaos qu’avait entraîné la destitution de Patrice Emery Lumumba et de Moïse Tshombe. Les deux étaient, je le crois bien, prêts à suivre les cycles électoraux comme voie d’accès au pouvoir. Mais à la place, le pouvoir s’est perpétué par la force. Et cela continue jusqu’à aujourd’hui, non ? Si ces « fautes », mieux ces crimes (contre la démocratie notamment) sont restés inconnus, c’est peut-être grâce au silence de Kasa-Vubu.

Un devoir de mémoire, excusez-moi !

Le premier président de la RDC avait certes de grandes qualités. C’était l’homme probe, le président intègre qui remettait au Trésor public jusqu’au solde de ce qui lui avait été alloué comme frais de mission. Sur ce point, Kasa-Vubu, ancien séminariste (appelé pour être prêtre), reste inégalé. Pourtant, c’était aussi un homme ombrageux (et qui cachait bien son jeu). Il était jaloux de la popularité de Lumumba et de Tshombe, qui lui faisaient ombrage.

Il a destitué, il a cassé les pots, et c’est nous qui en payons les frais. Je n’ai nullement l’intention de cracher sur sa mémoire. Je ne voudrais pas dire, comme l’artiste-musicien Francesco Nchikala : « Nous pisserons sur leurs tombes. » Non. J’ai simplement senti en moi l’obligation de faire ce devoir de mémoire. En tout état de cause, je ne peux m’empêcher d’en vouloir à Joseph Kasa-Vubu, le premier président de la RDC, un mauvais héros dans l’ombre…

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Les commentaires récents (3)

  1. Bonjour

    On juge après coup. On ne sait pas ce qui s’est passé à cette époque en détail . Il faut pas oublier qu’ils avaient leur réalité politique ( guerre froide).
    Une époque où la conservation du pouvoir était impératif. JKV était prêt à prendre toute décision (destitution de premier ministre) pour la conserver.
    Le fait qu’il ait rien fait apres le coup d’État de Mobutu, c’est vrai qu’on se demande si c’était même arrangé, mais des notes officiels venu de JKV montre que la vie politicienne ne l’intéressait plus.
    Petit rappel:
    L’homme n’est pas parfait. Sur cette terre personne l’est.

    1. De la même manière qu’il a mené ses enquêtes pour écrire ce texte c’est de la même manière que l’auteur doit enquêter pour trouver les raisons de leurs destitutions.
      Donc le mal que JKV a eu à faire pour qu’aujourd’hui le pays soit dans cet état c’est d’avoir destitué ses ministres ?
      JKV fût un homme sage qui a préféré de se retirer de la scène politique et de manière humiliante au lieu de faire la guerre, à mon avis c’est un geste honorant.

  2. Le Président Kasa-vubu n’a peut-être pas laisser un pays capable de Démocratie, mais il a laissé des institutions et une Constitution qui elles, étaient d’inspiration Démocratique. Son silence après l’acte de Mobutu est à condamner, mais il n’était pas le seul leader d’opinion non plus ! Les autres leaders, capable de rassembler le peuple ont préféré battre en retraite dans un silence assourdissant. Il ne pas le seul à n’avoir pas barré la route à la dictature, On l’est tous !

  3. Monsieur, Jsuis très attristé de constater que vous traité un sujet aussi important que celui – ci avec autant manque de philosophie et de paraissent intellectuelle.; tenez, pour vous le fait que Kasa vubu ai eu un discours apaisant dans une cérémonie aussi solennelle que la proclamation de l’indépendance fait de lui un dictateur ? J’ai pitié de notre diplomatie ! La preuve, ayant à la tête depuis des gens comme vous, regarde ,où est notre place dans le consert des nations ? Vous avez des idées populiste, ivre et incapable de conduire une nation qui aujourd’hui si on fait gaffe est vouée la destruction avec des mentalités animale, regardez vous dans la rue, dans l’administration, le comportement sauvages ! Comment pouvez-vous expliquer dans une cérémonie protocolaire où il est prévu que le chef de l’état et son homologue prennent la parole, qu’un individu premier ministre qu’il soit, montre une telle insolence et prenne la parole pour injurier publiquement ces hôtes ? N’avais vous pas appris que dans les hautes sphères diplomatique on utilise des termes apaisent pour éviter de froissé l’autre et parvenir à la paix, car rien ne vaut la paix ?
    Excusez moi monsieur, vous avez l’occasion d’écrire sur cette site, mais je vous prie d’être un peu plus intelligent dans votre philosophie pour n’est publié n’importe quoi car vous cautionné le manque de sagesse diplomatique, le populisme sauvage et l’égoïsme qui conduit ce pays à la ruine.

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