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L’ère des anti-valeurs dans les recrutements en RDC

Quand les mérites et les valeurs morales sont foulés aux pieds, que voulez-vous que le pays devienne, sinon un gâchis ! Aujourd’hui en RDC, le favoritisme, le clientélisme et le népotisme rongent l’Administration publique.  Surtout en ce qui concerne les offres d’emplois.

Difficile d’obtenir un emploi  par le mérite ou la compétence. Les critères de sélection ont changé. Il suffit d’être ami, connaissance ou proche parent du chef pour être embauché. Parfois l’emploi est monnayé. Que l’institution soit  publique ou privée, c’est la même chanson ! Il vous faut impérativement un piston sans lequel vous êtes foutu.

À quoi servent les diplômes ?

Sitôt sorti de l’université avec mon bac+5, je cherchais moi aussi un emploi. J’avais introduit mon dossier dans les services de l’État, en particulier aux postes qui correspondaient à ma qualification universitaire. Vous savez ce que je recevais comme réponse ? On me disait toujours :

« Patience ! Tu sais, les procédures administratives sont parfois lentes chez nous. Tu seras embauché. Ce n’est plus qu’une question de jours. Ton dossier évolue très bien ».

Je gardais donc patience, confiance et espoir, mais grande a été ma surprise. Pendant qu’ ils me demandaient de patienter, ils embauchaient plutôt d’autres personnes. Et quand je vérifie la situation de ceux qui venaient d’être embauchés, je me rends compte que c’est soit le frère du chef, soit sa maitresse, soit encore quelqu’un de la tribu de l’employeur. Parfois les femmes trouvaient des promotions en échange des faveurs sexuelles. Voilà des choses qui découragent les valeurs, les mérites et les efforts. Même dans les ONG, les partis politiques, les églises, l’enseignement etc. C’est le règne des anti-valeurs.

Mes attentes déçues

J’espérais pourtant voir récompensés tous ces sacrifices que j’ai consentis pour acquérir  mérites, capacités et compétences afin de servir mon pays. Quelle déception ! Comme moi, beaucoup d’autres jeunes diplômés  sont dans la même situation. Ils font les frais de ce système inique qui maltraite la jeunesse congolaise. Je croyais que le mérite était l’unique voie menant à la promotion sociale. Hélas, la réalité au Congo est différente. Elle est plutôt révoltante.

J’ai simplement compris que je suis dans un pays  où le favoritisme, le tribalisme, les camaraderies et les cercles d’influence ont remplacé les critères objectifs de recrutement des travailleurs. Un pays où souvent tout s’acquiert et se consolide grâce aux parrainages et aux recommandations d’une main noire. Sous prétexte  du respect de la loi, des offres d’emploi sont publiées, des tests de compétences organisés, alors qu’en réalité, les élus sont désignés d’avance. Résultats : la médiocrité !

Pauvres demandeurs d’emplois

Licencié d’université il y a quelques années, ma qualification me donne le droit de prétendre à un meilleur emploi. Mon dossier contenait tout ce qui était exigé.  Après mes nombreuses allées et venues à leurs bureaux, mais aussi  d’interminables promesses et d’âpres efforts pour remplir les formalités exigées, je me suis vu écarté sans explication au profit d’autres candidats pas forcément plus méritants que moi. Tel est le sort des pauvres demandeurs d’emploi chez-nous. Je n’avais personne pour plaider ma cause. Bref, les diplômes et les mérites ne suffisent plus au Congo. Il y a d’autres conditions pour être embauché.

C’est dommage et je dénonce .

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Les commentaires récents (2)

  1. Dénoncer est bien mais.surtout agir pour ne pas se lasser engluer dans le système. Être indépendant en esprit et actions pour se créer ses propres voies d’émergence socio-économique…

  2. Il Est Bon De Dénoncé. Alors Atant Qu’universitaire, Quel Remede Pense-tu Et Qu’est-ce Qu’il Faut Faire Pour Eraduquer Ce Systeme?

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