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Ton mariage est-il enregistré à l’état civil ?

En République démocratique du Congo, beaucoup se contentent de faire bénir leurs mariages en famille et par le pasteur à l’église. Ils oublient qu’un mariage ne peut être véritablement légal que quand il est reconnu par l’État. Voilà pourquoi au Kasaï-Oriental, le maire de Mbujimayi lance un appel à tous ceux dont le mariage n’est pas enregistré à l’état civil de régulariser rapidement leur situation.

Selon l’article 436 du code de la famille congolais, la preuve d’un mariage est établie sur production d’un acte de mariage. Le fait de faire un vœu de mariage et de remettre la dot ne légalise pas encore votre union. Pas plus que lorsque vous vous faites porter des anneaux à l’église devant le pasteur. Certes, les mariages coutumiers et religieux sont tolérés, mais  il faut les formaliser par un document officiel de l’état civil. Car un vrai mariage est celui qui est consacré conformément à la loi.

Le maire de Mbujimayi sensibilise

Louis d’Or Ntumba Tshiapota, maire de Mbujimayi, lance un vibrant appel à ceux qui ne se sont mariés que coutumièrement à aller chercher l’acte de mariage à l’office de l’état civil. « Faites-le, même si vous comptez déjà 70 ans de mariage. Car, en cas  d’un conflit conjugal grave ou d’un voyage (à l’étranger par exemple), il vous sera difficile de prouver de manière légale que c’est votre femme ou votre mari », a dit le maire.

Il ne faut donc pas considérer la défaillance de l’État congolais comme un prétexte pour vivre dans l’illégalité. Beaucoup de mariés négligent l’étape de l’état civil. Les familles, les coutumes et les églises ne trouvent pas cela important. Certes, le code de la famille congolais (article 438) admet la possession d’état d’époux, mais ça n’est pas une garantie d’inattaquabilité en justice.

Souvent, après la remise de la dot en famille et la bénédiction de l’union à l’église, l’homme s’octroie le droit de fonder un foyer et de vivre avec sa fiancée comme mari et femme. C’est très bien, mais ce sont des erreurs qui peuvent coûter cher, par exemple en cas de divorce ou pour prétendre à certains droits en cas du décès de votre conjoint.

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

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