article comment count is: 0

Le meurtre du conjoint : une forme de violence conjugale qui doit être stoppée en RDC

L’avez-vous remarqué ? L’année 2022 a commencé d’une façon un peu plus particulière en RDC. Pour le seul mois de janvier, trois femmes ont été tuées par leurs conjoints. Oui, j’ai bien dit, tuées par leurs partenaires. Et si l’Etat congolais n’agit pas, la situation ira de mal en pis.

Le premier cas est celui de Charline Kitoko, une journaliste basée à Kamituga au Sud-Kivu. Les membres de sa famille ont rapporté qu’elle avait reçu de violents coups de poing de la part de son époux. Elle en est décédée le 05 janvier. Ensuite, une autre femme a été tuée, son nom : Jeanine Mwankani, épouse d’un caporal. La cause de sa mort, c’est pour avoir rejeté les sollicitations sexuelles du caporal. C’est en tout cas ce qu’a déclaré ce dernier.

Le troisième meurtre est celui d’Anne-Marie Buhoro, une survivante de violences sexuelles et activiste proche des victimes dans le village de Minova au Sud-Kivu. C’est le cas qui a suscité le plus d’effroi. Elle a été tuée à coup de balles d’arme automatique par son compagnon. Elle a reçu au total quatre balles au niveau de la hanche. Les deux derniers cas ci-haut mentionnés se sont déroulés du 28 au 29 janvier 2022.

Et il y a un quatrième cas dont les médias n’ont pas assez parlé : Martine Sebutu poignardée et tuée par son ex partenaire, la nuit du 02 au 03 février dans le Nord-Ubangi.

Les sentences

L’auteur du meurtre de Martine Sebutu est actuellement en fuite, rapporte la société civile du Nord-Ubangi. Au Sud-Kivu, la justice a condamné le mari de la défunte Charline Kitoko à 15 ans de servitude pénale. Jérémie Saleh Bin Saleh, le meurtrier d’Anne-Marie, a lui écopé de la prison à perpétuité. Il n’en était pas à son premier crime. Le mari de Charline Kitoko est frappé d’une peine de 15 ans de servitude pénale.

Aucun procès n’a été ouvert jusqu’à présent dans le cas de l’assassinat de Jeanine Mwankani.

Pourquoi faut-il agir ?

Je viens de relever un fait : Jérémie Saleh Bin Saleh n’en était pas à son premier forfait. Et donc, l’Etat l’a laissé commettre ces meurtres sans agir. Il en était au troisième meurtre selon le tribunal. Si l’Etat congolais ne se saisit pas vite d’une affaire comme celle-ci, et qu’aucune plainte n’est déposée, on ne devrait pas s’étonner que le bourreau continue à commettre ses crimes.

Il faut des sanctions sévères contre les auteurs de violences dans le couple. Il faut des mesures à la fois préventives et répressives. Si on ne peut pas avoir une loi spécifique sur les violences domestiques et conjugales, il va falloir que des mesures palliatives soient mises en place pour stopper ce phénomène.

 

Est-ce que vous avez trouvé cet article utile?

Partagez-nous votre opinion