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Un taximen tué par balle à Lubumbashi : nos soldats ont la gâchette facile

Le responsable de la thématique sécurité et paix du Cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga déplore l’incident malheureux survenu le 16 août 2022 au centre-ville de Lubumbashi. Un chauffeur de taxi y a perdu la vie de suite d’une balle tirée par un gradé de l’armée. 

Pour Bertin Tshoz du Cadre de concertation de la société civile, le gouvernement doit mettre sur pied des casernes pour éviter que pareil acte ne se reproduise. « Nous condamnons cet acte ignoble qui fait perdre la vie humaine, surtout la vie d’un père de famille qui laisse aujourd’hui sept enfants. Nous condamnons le gouvernement pour ne pas avoir mis sur pied une politique de casernement. Normalement, un militaire ne devrait pas se promener dans la ville avec arme et munitions et en tenue, comme s’il était en guerre », s’est-il indigné.

Cet incident, selon Bertin Tshoz, est le fruit de la négligence des autorités. « C’est déplorable de voir un militaire se promener sans ordre de mission dans la ville, sans être contrôlé. Aujourd’hui, cette négligence nous fait perdre des compatriotes loin de la guerre que nous subissons dans l’Est », déplore-t-il.

Même par erreur, on ne touche pas au véhicule de l’armée ?

Ce conducteur de taxi a été tué pour avoir « écorché » par mégarde un véhicule de l’armée. Interpellé, il a tenté de s’échapper, lorsqu’un militaire qui accompagnait son chef, un colonel, lui a tiré dessus. Il est décédé sur place. 

Le défenseur des droits de l’homme, John Kabuya se dit sidéré par ce meurtre et rappelle que la vie humaine est sacrée. Il exhorte le gouvernement à revoir le mode de recrutement de soldats dans l’armée. Car, pour lui, il y a beaucoup d’infiltrés. John Kabuya demande également que la justice militaire sanctionne sévèrement le soldat meurtrier, en vertu de la loi.

 

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