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Non aux propos dénigrants du vice-président kenyan contre la RDC !

Il s’appelle William Ruto, vice-président du Kenya. En déplacement en milieu rural, il s’en prend aux Congolais de RDC en des termes humiliants : « Ils sont 90 millions, mais n’ont même pas de vaches pour produire le lait qu’ils consomment. Ils ne font que de la musique et portent des pantalons hissés au-dessus du nombril.  »

Ruto insulte les Congolais, mais estime en même temps que la RDC est une opportunité et un marché à conquérir pour des produits laitiers kenyans. La foule applaudit, mais les Congolais sont en colère.

Un personnage qui n’inspire pas confiance

Ce fameux William Ruto a-t-il vraiment des leçons à donner aux Congolais ? On sait qu’il est lui-même mêlé à plusieurs controverses dans son pays. Son nom est cité dans des dossiers de corruption, de litiges fonciers et de meurtres.

Ses propos contre les Congolais ne font pas l’unanimité à Nairobi. Raila Odinga par exemple, a qualifié de déplacé le langage de William Ruto et demandé qu’il s’excuse publiquement. Il y a environ une semaine, le président Kenyatta s’était plaint lui aussi du temps passé par son vice-président à visiter les milieux ruraux dans ce qui apparait comme une campagne électorale avant l’heure.

Le sentiment anti kenyan grossit en RDC

Enervés par les insultes proférées par William Ruto, les internautes congolais appellent au boycott des investissements kenyans en RDC dans le domaine bancaire et de l’aviation, y pointant des carences et des services au rabais. Malgré le communiqué diffusé par l’ambassade du Kenya présentant des excuses, le sentiment anti-kenyan ne faiblit pas.

L’autre cible des internautes c’est l’EAC (East Africa Community), structure régionale que la RDC intégrera bientôt. Les Congolais craignent que la RDC ne serve que de grand marché de consommation où les autres pays viendront écouler leurs produits, alors que l’industrie et la production locale congolaises sont loin d’être compétitives.

Une question de branding

A y regarder de près, les propos de Ruto, bien que politiquement incorrects, révèlent la perception qu’ont les autres Africains à notre égard. Cette référence à la musique, à la sape et au côté festif, constitue des clichés véhiculés sur la diaspora congolaise en Afrique et en Europe. D’où le fameux BMW (Beer-Music-Women) : la bière, la musique et les femmes.

Les premiers à vendre une mauvaise image du Congo, ce sont les Congolais eux-mêmes. A titre d’exemple, lors du but de Bakambu en Ligue 1 française contre Metz, nombreux sont venus spammer les commentaires en ramenant la polémique sur le tricycle du président sur le compte Twitter de l’Olympique de Marseille.

 

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Les commentaires récents (2)

  1. À 100% je suis d’avis avec ce monsieur de fois Il faut amener les gouvernants congolais de la RDC à user de bonne volonté politique pour la bonne vie et moeurs vraiment nous sommes loin d’être appelé une nation aucune norme sociale n’est respecté, nous ne produisons rien à export toujours tout importer et nous sommes éparpillés dans le monde entier comme si nous n’avons pas d’abri pendant que les minerais sont emporté par les expatriés sans inciter notre propre intérêt. Eza mawa! Il a raison.

  2. À 100% je suis d’avis avec ce monsieur de fois Il faut amener les gouvernants congolais de la RDC à user de bonne volonté politique pour la bonne vie et moeurs vraiment nous sommes loin d’être appelé une nation aucune norme sociale n’est respecté, nous ne produisons rien à export toujours tout importer et nous sommes éparpillés dans le monde entier comme si nous n’avons pas d’abri pendant que les minerais sont emporté par les expatriés sans inciter notre propre intérêt. Eza mawa! Il a raison.