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RDC : silence, ici on tue !

L’indifférence est la rouille de l’âme. C’est comme un corps sans mouvement, comme une existence sans vie. Point d’impulsion vers le bien, point d’énergie contre le mal ; c’est une végétation, un engourdissement, une sorte de mort morale. Une âme tombée dans l’indifférence ressemble à une eau stagnante qui se putréfie et s’empoisonne, faute de mouvement et de fluctuation. Ainsi en est-il du sort de la RDC ?    

Ce passage d’Alfred Auguste Pilavoine, écrit en 1845, est d’actualité pour la RDC. Il décrit l’attitude à la fois de la population et des autorités congolaises sur le silence de tous au sujet des massacres à répétition dans le Kivu et l’Ituri.

L’est de la RDC, un véritable mouroir

Depuis des décennies, cette partie du pays est devenue une terre fertile à la guerre. Elle s’est transformée en un sanctuaire de groupes armés nationaux et étrangers qui pillent, violent et tuent quotidiennement de vulnérables populations. Qu’il s’agisse des miliciens de la Codeco dans la région de Djugu (Ituri), des ADF à Beni (Nord-Kivu), des Mai-Mai dans les plateaux d’Uvira (Sud-Kivu), des Raia Mutomboki ou même des FDLR dans le Nord-Kivu… ces forces négatives ont par leur activisme instauré un cycle de violences infernales.

Mais ce qui est plus intriguant, c’est l’indifférence de la communauté nationale, l’inaction des autorités congolaises, et l’hypocrisie de la communauté internationale. Comme pour dire : silence, ici on tue ! La Lucha a entrepris de mener une campagne de sensibilisation dans les médias sociaux sur ces massacres perpétuels.

Infographie pour en découdre avec l’impasse sécuritaire dans l’Est ?

De très bons rapports classiques sur les massacres documentés par les organisations nationales et internationales sont consommés par les rares intellectuels congolais et contestés constamment par les autorités. De par son implication citoyenne dans la recherche de la paix dans l’Est, la Lucha sensibilise l’opinion sur les statistiques des morts de ces tueries à travers des graphiques (photos) qui sont non seulement lisibles à moindre effort, mais sont aussi partageables facilement dans les médias sociaux.

Cette approche permet d’enclencher l’élan de solidarité nationale face aux massacres, mais aussi de responsabiliser les autorités congolaises sur la posture prospectiviste qu’elles devraient prendre pour mettre un terme à cette tragédie.

Alors, plus de silence quand on tue nos compatriotes innocents !

 

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Les commentaires récents (5)

  1. Commentaire *

    je suis très inquiet de la situation de l’est de notre pays. que le gouvernement trouve la solution le plus vite que possible.

  2. Pour tous le peuple congolais, la résurgence des groupes armés à l’Est de notre pays doit être une préoccupation à nous tous et chacun de nous doit apporter son apport pour mettre fin à cela. Personnellement je pense que la solution doit venir d’abord de l’interne
    c’est-à-dire entre nous Congolais puis de l’extérieur pour sa consolidation à travers des démarches diplomatique avec nos voisins. Pour la simple raison que :
    Si tous ces groupes armés sont actifs jusqu’à ces jours, c’est par ce qu’ils bénéficient du soutien de certains de nos compatriotes dont certains occupent des postes stratégie dans l’armée principalement et autres services de l’État.