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Vaincre le chômage en créant son propre emploi

Attendre que nos politiciens résorbent le taux de chômage du Congo, c’est se tromper lourdement. Les jeunes peuvent créer leurs propres emplois. C’est ce qu’a fait Daniel Mbayo, un jeune de Kipushi près de Lubumbashi. Il gagne sa vie en fabriquant des chaussures. Mieux vaut  cela que de rester chômeur !

Né à Lubumbashi, Daniel Mbayo est le fils d’un cordonnier. Et c’est le métier qu’il a appris de son père. Après 2007, lors d’un séjour en Tanzanie, il intègre un atelier de chaussures à Dar-es-Salam en 2012, avant de regagner Lubumbashi. Par la suite, les problèmes de réseau électrique, il quitte Lubumbashi pour installer son atelier à 30 km, dans la cité de Kipushi. Là-bas, l’électricité est permanente et stable, ce qui facilite son travail.  

Les difficultés n’ébranleront pas la passion de Daniel

Daniel n’a presque pas d’équipement moderne pour sa production. Pourtant, les chaussures qu’il produit de manière artisanale sont appréciées par sa clientèle.  C’est une preuve de la vivacité de l’entrepreneuriat des jeunes et de « l’industrie locale ».

Malgré ses difficultés, Daniel reste passionné par son travail. « Je n’ai pas d’autre occupation que ça. Certes, j’ai vraiment du mal à m’en sortir avec les difficultés actuelles, mais je fais avec. Ma grande difficulté est que presque toutes nos matières premières proviennent de l’étranger, notamment de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud. Cela demande des moyens pour s’approvisionner », explique-t-il.

Convaincu qu’il n’y a pas de meilleur patron que soi-même, Daniel Mbayo a choisi de se rendre autonome pour « combattre la pauvreté et le chômage ». Il espère ainsi assurer son « indépendance vis-à-vis des politiques et des chefs d’entreprise ».

Cependant, tout ne va pas comme sur des roulettes pour Daniel. Il se bat pour pérenniser son entreprise. Il a par exemple des difficultés à faire connaître son travail à un public beaucoup plus large. Jusqu’à présent, ses produits s’écoulent encore grâce à ses relations et dans le cadre d’une filière informelle. Dans ces conditions, il ne peut espérer développer son talent et son entreprise, dès lors qu’il travaille presqu’à huis-clos. La légalisation de sa fabrique, s’il a des moyens, pourrait pourtant l’aider à se faire une visibilité qui profiterait à de nombreux autres jeunes. Mais là, il doit s’attendre à se faire « dévorer » par  une « armée » impitoyable de percepteurs de taxes et d’impôts.

Le rêve de Daniel

« Faire un grand atelier, fabriquer des bottes pour notre police, mais aussi pour les agents de maisons de gardiennage et autres entreprises, c’est mon rêve », déclare Daniel. Hélas, en RDC, de si bonnes initiatives passent inaperçues. On chante entrepreneuriat des jeunes tel un slogan. Mais dans les faits, des jeunes capables d’impulser des changements remarquables existent, mais n’ont pas de soutien.

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Les commentaires récents (1)

  1. Merci pour l’article. Je conseillerais M. MBAYO de plutôt intégrer un réseau qui lui permettra d’assurer la.promotion de ses oeuvres et aussi le conseiller dans l’Administration de son Entreprise.

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