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Travaux ménagers réservés aux filles : une forme de violence basée sur le genre ?

C’est une scène assez courante chez nous. Tôt le matin, la maitresse de la maison et ses filles sont les premières à se lever. Elles doivent s’occuper de la vaisselle, de la propreté de la maison et de la cour, de l’approvisionnement en eau et de la lessive. Pendant ce temps, les garçons dorment encore. Alors qu’on mène la lutte pour l’égalité entre les genres, je pense qu’on doit mettre fin à ce type de discrimination dans nos familles que je compare à une forme de violence basée sur le genre.

Après le réveil, les garçons vont prendre bain et ensuite prendre le petit déjeuner préparé par leurs sœurs et aller aux cours. Il en est ainsi tous les jours. Ils sont ainsi psychologiquement préparés à vivre plus tard comme leur papa dont le rôle se résume par le fait d’aller et revenir le soir afin de garantir la survie de la famille. Tandis que les filles sont appelés à être de bonnes mères comme leur maman.

« C’est une situation normale que nous vivons depuis nos ancêtres. Et ça n’a rien de choquant car la jeune fille est appelée à prendre soin de la famille. Je ne vois pas où se trouve le problème, » me dit Cécille Mambo, une mère au foyer du quartier Kalinda dans la ville de Beni.

Par contre, madame Ana, elle aussi femme au foyer, avoue qu’elle avait eu envie de supprimer cette discrimination parmi ses enfants. «  A l’école primaire, filles et garçons faisaient tous les travaux de ménage sans problème. Mais une fois que les garçons ont commencé les études humanitaires, ils ont complétement changé et ont commencé à refuser d’exécuter certains travaux. Ils disaient que ça ne revenait pas aux garçons d’aller faire moudre les cossettes de manioc au moulin, de piler les feuilles de manioc ou d’aller puiser de l’eau à la source. J’ai voulu être dur en le privant du manger mais les garçons acceptaient de ne pas manger pourvue qu’ils ne fassent plus ces travaux destinés aux filles. Ils craignaient plus les moqueries de leurs amis que les punitions que je pouvais leur infliger. Ceci étant j’ai fini par leur accorder le droit de ne pas faire les travaux ménagers, » regrette-t-elle.

Caroline regrette puisse qu’elle pense que l’oisiveté qui se vit au milieu de la jeunesse est due au fait qu’on n’a appris aux jeunes hommes dès leur bas âge que certains travaux ne sont pas fait pour eux. S’ils étaient préparés à tout faire, ils ne seraient pas oisifs en attendant  un boulot dans les ONG. Ils gagneraient leurs vies par tous les moyens en commençant par des petits travaux. Les jeunes filles sont plus débrouillardes que les garçons. Une fille, malgré son diplôme universitaire, n’hésiterait pas à faire commerce des crédits téléphoniques, des fruits ou des friandises au coin de la rue, se procurant ainsi une source de revenue indépendante.

Quant  à savoir si  cette répartition des taches familiales est une forme de violence basée sur le genre, Caro Kavira, enseignante de profession, est catégorique : «  Aucune fille ne s’en plaint. Mes filles le font sans rancœur. C’est volontairement qu’elles lavent les habits de leurs frères. Je ne peux pas dire qu’il y a une violence car ça ne nuit à personne. »

Néanmoins, personne ne demande vraiment leur point de vue aux filles. Je suis certains qu’elles subissent cette situation puisque les us et coutumes le veulent ainsi. Si une fille se plaint, elle sera taxée de paresseuse et de mauvaise future mère. Pourtant, tous les enfants sont égaux. Ils ont tous les mêmes droits. Ils devraient être traités avec égalité.  Certains ne devraient pas être privilégiés par rapport aux autres. C’est cette discrimination qui prépare les hommes dans le futur à être trop autoritaires envers leurs épouses. En fait, le fait de réserver les tâches ménagères aux filles est selon moi une forme de violence car elle implique une discrimination. Et toute discrimination est en soi déjà une sorte de violence. C’est une violence basée sur le genre faite par les parents eux-mêmes.

 

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Les commentaires récents (11)

  1. Je suspecte que la personne qui écrit cet article est un garçon raté mais de sexe feminin. sur le plan théorique et logique ton raisonnement peut être correct, mais le monde n’est pas logique! les garçons souffrent aussi une fois devenus adultes en assumant les charges de la famille. Au finish , le monde n’est pas logique et il ne faut pas amener la logique partout, et surtout ne pas parler de violence là ou le monde trouve des choses normales. Selon toi, est-ce une violence divine de naitre fille ou garçon, car à ta naissance Dieu t’a imposé un sexe, on ne t’a pas donner le choix du sexe, …. Voila ton raisonnement où il peut t’amener. Je sais que tu es fille, et sois heureuse de ta situation, acha ma logique za ki yuma!

  2. Je ne crois pas un mot tout dépend de l’éducation que nous donnons à nos enfants, de la culture et de partage de responsabilité en famille pour les enfants voire du contexte et de l’environnement.Dans la zone urbaine c’est différent que dans la zone rurale par exemple un garçon dans la région de Mugamba se réveille très tôt pour aller chercher l’herbe pour les vaches alors que la fille se lève très tôt pour aller soit balayer ou faire la cuisson donc à mon avis ce là n’a rien à avoir avec violence basée sur le Genre

  3. C’est quoi cet article ? Dites aussi que tomber enceinte est une forme de violence faite à la femme !
    Faut pas abuser hein !

    1. Pas du tout mon frere, il faut donner à césar ce qui lui appartient.  »Tomber enceinte » c’est la nature et elle faite ainsi par Dieu lui même. Et personne ne changera pas ça. Donc, faut pas melanger les choses. Mais en ce qui est de la discrimination, sois sur, que tu le veilles ou pas, le temps s’en chargera.

  4. pourquoi contredire une personne quand elle ne donne que son opinion. Moi j’apprécie vraiment ces histoires, je trouve que les soit-disante « coutume ou habitude » doivent prendre fin on est dans un monde moderne. Avec cette façon de réfléchir l’avenir de l’Afrique peu être prédite.

  5. Nivyo. Abana b’abakobwa babakoresha ibikorwa vyose basaza babo baraho nk’ababategeka. Ivyo niko vyamye kuva kera gushika n’uyu munsi. Umukobwa ashake Abe muto abwiriza kuvyuka ijoro, kuja kuzana amazi ku mwonga butaraca neza, ashitse aca yoza ivyombo baraye bafunguriyemwo iyo ataraye abikoze, akubure inzu, acane umucanwa, ateke ivyo basazawe na family José bafungura mû gatondo, bitahari yirukanga kubisoroma mû mirima, ace aza abitegure abiteke abishire ku meza, ashire amazi mû bwogero basazawe boge, bavyuke basanga imfungurwa ziri ku meza, amazi yashotse iyo bogera. Ivyo umukobwa abikora kare gashoboka ntibacerwe iyo baja. Ivyo biheze ace atangura ibikorwa vy’umunsi nka musazawe avyutse bizokwame gutyo. Hama ngo abana barangana? Oya. Ntibangana. Et puis umukobwa atabishoboye à la lettre ngo ni ikinebwe. Et les parents malheureusement sont les premiers a appliquer et a faire asseoir cette forme de discrimination. La vie des couples en dira bcp plus.