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Weekend sanglant en territoire de Kabeya Kamwanga

De vives tensions ont eu lieu vendredi 14 octobre 2016 et samedi dans la cité de Kena Nkuna chef-lieu du territoire de Kabeya Kamwanga. Des miliciens du chef coutumier Kamwena Nsapu venus du Kasaï-central voisin ont attaqué la cité, avant d’être repoussés par les forces armées de la RDC.

Des sources indépendantes font état de dix-huit morts et plusieurs blessés. Les insurgés ont également pillé et incendié des sous-commissariats de Police ainsi que les bureaux de la Ceni et du territoire. Ils réclament le départ de Joseph Kabila.

Pas de répit pour la population

Après une journée de vendredi marquée par la violence, les affrontements ont vite repris samedi à Kena Nkuna entre les hommes de Kamwena Nsapu et les FARDC. Des crépitements de balles de calibres 12, des tirs de lance-roquettes et de kalachnikovs ont été entendus dans le périmètre du marché de la cité.  A Mbujimayi, située à 45 km, la panique s’est rapidement répandue au sein de la population. Ce lundi matin, beaucoup de parents ont décidé de retirer leurs enfants des écoles. Depuis vendredi, les autorités de Kabeya Kamwanga sont totalement injoignables au téléphone. Les habitants de Kena Nkuna se sont réfugiés les uns en brousse, les autres à la paroisse catholique Saint François-Xavier. Ceux qui n’ont pas fui, se sont cachés dans leurs maisons sous les lits.

Appel au calme

Le gouverneur de la province Ngoyi Kasanji s’est adressé à la population dans la nuit du 14 au 15 octobre. C’est d’ailleurs l’unique source officielle qui confirme les affrontements. Il avance un bilan de 7 morts dans les rangs des miliciens, ainsi que quelques blessés de part et d’autres. Mais il s’agit là du bilan des affrontements de vendredi. On ignore toujours si les échanges de tirs entendus samedi ont fait des victimes.

Selon le gouverneur, quatre miliciens ont été arrêtés et répondront de leurs actes. Il appelle la population à rester calme et vigilante, mais aussi à faire confiance aux forces de sécurité.

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