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​La rebellion de Kamuena Nsapu attaque la ville de Tshikapa

La ville de Tshikapa dans la nouvelle province du Kasaï a été victime de l’incursion des miliciens du chef coutumier Kamuena Nsapu. Ces insurgés sont des jeunes de moins de 18 ans qui se battent à l’aide de fétiches et qui prétendent être invulnérables aux balles d’armes de guerre. 

Les affrontements ont fait rage dimanche matin au centre de Tshikapa entre ces insurgés et les Forces armées de la RDC. Les miliciens se sont attaqués aux symboles de l’État, entre autres aux postes de police. Quelques habitants joints au téléphone parlaient de crépitement sans précèdent d’armes lourdes et de lance-roquettes.

Bilan contradictoire 

Selon des témoins, plusieurs cadavres étaient visibles dans la ville. Une source militaire citée par RFI avance un bilan provisoire d’une trentaine de miliciens tués, cinq capturés, deux militaires tués et deux blessés. De son côté, le vice-gouverneur du Kasaï Hubert Mbingo refuse catégoriquement de reconnaître non seulement l’existence des morts, mais aussi la présence des miliciens de Kamuena Nsapu à Tshikapa. Il préfère parler plutôt « de manifestants » sans les identifier. Cette version officielle est curieusement contraire à tous les témoignages recueillis sur place.

Dans l’après-midi de dimanche, les insurgés auraient pris position dans le secteur de l’aéroport de Tshikapa, selon un habitant de la ville. Or, atteindre le secteur de l’aéroport signifie qu’ ils ont traversé la ville de bout en bout. Une chose est vraie : dimanche, tous les habitants étaient calfeutrés dans leurs maisons.

Les Kamuena Nsapu montent en puissance 

En moins de quatre mois, les miliciens de Kamuena Nsapu ont réussi à s’étendre sur trois provinces. D’abord le Kasaï Central où vivait leur chef, ensuite le Kasaï-Oriental, puis aujourd’hui le Kasaï. Difficile de comprendre comment une telle armée de gamins peut terroriser trois provinces au centre du Congo.

Dans la ville de Tshikapa, ils sont entrés par la colline de Kele sur la route de Kananga. On se demande comment personne n’a pu les empêcher de passer sur le pont qui enjambe la rivière Kasaï pour entrer au centre-ville de Tshikapa.  »Ils sont passés sur le pont comme sur un boulevard », affirme un habitant qui requiert l’anonymat.

Quoiqu’il arrive, la présence de ces miliciens ne fait qu’ ajouter à l’insécurité déjà grandissante dans les trois Kasaï.

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Les commentaires récents (3)

  1. Eh bien, ne s’agit-il pas là d’un piège tendu par les stratèges américains et rwandais : laisser ces milices [drogués] semer la pagaille, et même terroriser les populations de ces 3 provinces, et puis froidement envoyer des forces spéciales rwandaises et ougandaises hyper-équipées et surentraînées, remettre de « l’ordre dans le secteur »? L’occasion ne sera-t-elle pas belle pour les stratèges du pentagone, de kampala et de kigali, de frapper le coeur du diamond-belt congolais, d’ouvrir la voie aux multinationales du diamant et de consolider le pouvoir de leur poulain, président en place actuel, de manière forcée et anticonstitutionnelle? La pax americana qui sera alors forgée dans cette contrée (jusque-là encore un peu à l’abri) par des massacres de masse, des viols des femmes, des assassinats ciblés…installera ainsi une guerre de basse intensité qui videra le grand kasaï (Kasaï, Kasaï central, et Kasaï oriental) de ses habitants, livrant les terres désertées, riches en diamants et pierres précieuses, aux prédateurs transnationaux qui longtemps sévissent déjà dans l’Est du pays.

  2. POURQUOI CETTE MULICIE ON ENTRE DANS SE TROIS PROVINCE TANT QUE VOUS VOUS ÉTÉ LÀ TOUT LES MILITAIRE CONGOLAIS AMERICAIN RWANDAIS POURQUOI SA QUEL FORCE QUE CETTE MILICIE ONT EUX