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60 ans après, la RDC toujours à terre

70 % de la population congolaise vit sous le seuil de pauvreté. Pourtant, ce géant d’Afrique centrale est potentiellement riche. Ce potentiel devrait être exploité pour être transformé en richesses. Malheureusement, nous n’avons pas encore trouvé la formule pour l’exploiter. Tout bouge mais rien ne change.

A l’école secondaire, notre enseignant de géographie nous disait que le Congo constitue un scandale géologique. Il regorge de beaucoup de variétés de minerais en quantité « illimitée » dans son sous-sol. Il nous disait aussi que la faune et la flore du Congo sont très riches, mais notre population est l’une des plus pauvres au monde ! Quelle triste contraste !

Ces statistiques de la Banque mondiale qui font pleurer  

Après avoir jeté un regard sur plusieurs statistiques sur la RDC (PIB, IDH, PPA…) fournies par la Banque mondiale, j’ai eu les larmes aux yeux. J’ai eu en moi un sentiment de révolte. Le Congo reste l’un des pays les plus pauvres du monde, en dépit de son potentiel minier. Ses PIB et IDH figurent parmi les plus faibles de la planète.

Le taux de chômage est très élevé. La répartition des richesses reste inégale, ce qui génère un taux de pauvreté très élevé : environ 70 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté. L’économie du pays demeure vulnérable. Chaque année, la monnaie nationale subit une dépréciation face au billet vert. Aujourd’hui, nous passons de l’inflation à l’hyperinflation.

Disons-le sans détours : nous avons failli à notre mission. Au lieu de bâtir et de redresser notre pays, nous l’avons détruit davantage. Il est temps qu’on pense maintenant à améliorer les conditions de vie des Congolais. Le Congo est un éléphant qui dort. S’il se relève, cela aura un impact positif sur toute l’Afrique. Comme l’a dit Frantz Fanon : « l’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve au Congo. »

Les promesses non tenues de l’hymne national

Le père Simon Pierre Boka et Joseph Lutumba sont les compositeurs de l’hymne national congolais. Il est amer de constater que beaucoup de promesses que nous chantons sont restées chimériques, 60 ans après l’indépendance du pays.

Le Congo n’est pas encore debout, il est toujours cloué au sol. La paix n’est qu’une illusion : l’insécurité continue de battre son plein dans l’est du pays. La ville de Beni est devenue un lieu de carnage. Le peuple n’est pas uni, le tribalisme est omniprésent, il nous aveugle et altère souvent nos choix. Le Congo n’est pas encore indépendant, car malgré ses richesses minières, il continue à dépendre de l’Occident et à lui tendre la main.

Il est temps de prendre le destin de notre pays en mains. Ensemble, changeons et renversons les paradigmes. Servons-nous du passé pour ne pas refaire les mêmes erreurs. C’est avec nous qu’un Congo prospère peut émerger. La paix ne dépend que de nous.

#60AnsDemainLaRDC

 

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