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L’argent à la base des violences dans le mariage ?

Une fois en mariage, de nombreux couples se disloquent ou éprouvent des difficultés à cause de l’épineuse question de la gestion de l’argent du foyer. Lorsque la femme est indépendante financièrement, avec des revenus plus élevés que ceux de son mari, cela entraine très souvent un sentiment d’infériorité chez l’homme.

D’habitude, quand les deux conjoints travaillent, il n’y a pas beaucoup de problèmes. Ils répartissent leurs revenus selon les charges et les besoins du foyer. Les conflits naissent surtout lorsque la femme qui travaille touche un salaire supérieur au revenu de son mari.

Une femme qui a l’argent fait peur ?

Notre société cultive dans l’esprit masculin qu’une femme financièrement autonome est une atteinte à l’autorité de l’homme avec qui elle partage sa vie. C’est parce que l’argent place en position de force, de leadership et de pouvoir celui ou celle qui en gagne le plus. Une situation qui engendre des désaccords et aboutit à des cas de violences conjugales.

L’argent : cause d’infidélité

Pour des hommes qui gagnent beaucoup d’argent, la tentation d’avoir des « deuxièmes bureaux » est grande. L’entretien de plusieurs concubines devient ainsi une cause de dispute au sein du couple. Nombreux disent que la pauvreté rend les hommes humbles, et l’argent change leur attitude et les pousse à la débauche et à une attitude dominatrice qui se manifeste souvent par la violence.

Pourtant, cette question est très peu abordée lors de la préparation des couples au mariage. Que ce soit dans les églises ou en famille, la gestion financière et ses conséquences sur la stabilité d’un foyer ne sont pas du tout évoquées. Si ailleurs, l’argent est l’une des principales causes de divorce, en RDC, il crée des coureurs de jupons, des hommes blessés dans leur amour propre et des femmes violentées.

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

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