La burundisation de la RDC

Tuerie en pleine ville de Kinshasa, crise politique, attaques ciblées, délitement de l’économie… Le Congo de Kabila se burundise ! Plusieurs médias l’ont relevé la semaine dernière, au regard des derniers développements de l’actualité. D’où cet appel au retour de la médiation catholique pour tenter d’en finir avec la crise.

Vendredi 14 juillet, dans l’après-midi, l’administratrice du marché central de Kinshasa et le chef adjoint du commissariat de police ont été tués « dans une attaque du marché de la capitale de la République démocratique du Congo par des personnes non identifiées, a annoncé la police », écrit la VOA.

La « Nkurunzization » de la RDC

À travers cette nouvelle attaque dans la capitale congolaise, Cas-Info voit une volonté du pouvoir de faire pourrir la situation pour justifier le maintien du président Kabila à la tête du pays. La « « Nkurunzization » du pays est en marche », commente un observateur de la vie politique congolaise, cité par Cas-Info. Et le média d’ajouter : « Le scénario n’a pas changé. Quelques hommes légèrement armés arborant un bandeau rouge autour de la tête, attaquent un commissariat de police, une prison ou un parquet… Les Kinois commencent à connaitre la chanson par cœur. »

Ces attaques, tout comme les violences dans les Kasaï, dans le centre de la RDC, sont « des stratégies [de Kabila] pour se maintenir au pouvoir », considère Rudy Mandio du parti Peuple au service de la nation, membre du Rassemblement de l’opposition. « À force de chercher à décréter l’état d’urgence pour se maintenir au pouvoir, le peuple risque de finir avec vous en toute urgence », prévient-il sur le site 7sur7.

Les pressions internationales n’ont pas cessé sur Kinshasa

À propos de cette instabilité inquiétante, Le Phare rapporte « un coup de gueule » de la Grande Bretagne sur les Kasaï : « Kinshasa doit arrêter les violences ! » Et d’ajouter : « En interpellant directement et publiquement le régime de Kinshasa à partir d’une tribune aussi sensible que celle du Conseil de sécurité à New York, la communauté internationale envoie en direction de Kinshasa un énième message qui a tout l’air de faire partie du lot des dernières mises en garde avant de nouvelles sanctions ciblées et peut-être la mise en œuvre d’un plan de sortie de crise qui risque d’échapper autant à ceux qui cherchent à conserver le pouvoir qu’à ceux qui se battent pour sa conquête. »

Au secours de la RDC, chère Cenco !

« Kambinga appelle à la reprise de bons offices de la Cenco », titre Actualite.cd. L’ancien ministre du gouvernement Matata et député national propose le retour aux négociations sous l’égide des évêques catholiques « afin de sortir la RDC de la crise politique ». Germain Kambinga a proposé aussi, le 14 juillet 2017, que le poste de porte-parole de l’opposition soit attribué à l’UDPS et celui de président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) à Vital Kamerhe.

Pendant ce temps, La Prospérité dit « non au chaos, non au pandémonium » en RDC. « L’UDS pour des nouvelles consultations à grand format ! » annonce le média de Kinshasa. Il explique que l’Accord de la Saint Sylvestre souffre de divisions au sein du Rassemblement de l’opposition. Bien plus, cet accord est limité dans le temps et dans l’espace. D’où : « Vite à de nouvelles consultations ! »

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