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Le calvaire d’un Gomatracien à Kinshasa !

En atterrissant à l’aéroport international de Djili à Kinshasa, j’ai vite compris que la capitale de mon pays était un monde complètement différent de ma ville natale de Goma ! Là-bas ils parlent un lingala que je comprends à peine, très différent que celui qu’on entend dans les médias. Et l’organisation du transport public est un véritable casse-tête !

Je quitte l’aéroport dans la soirée. Sur la route, beaucoup d’embouteillages et il fait très chaud. Je m’engage bientôt sur le boulevard Lumumba. Stupéfaction totale : tout ce que j’avais entendu sur notre capitale était faux! La route est divisée en deux bretelles. Chacune d’elle a une capacité de quatre véhicules. Je n’avais jamais vu une route de cette qualité. Les séparateurs des pistes sont balisés et équipés de lampes fluorescentes bleues. C’est merveilleux !

Il est déjà 18 heures, l’heure de pointe et je dois à présent prendre un bus. Malheureusement il semble qu’il soit impossible d’avoir un bus à la sortie de l’aéroport. Il faut alors marcher près d’un kilomètre pour rejoindre le terminus.

Les bus défilent et tous les sièges sont occupés. Mais j’avais été prévenu.  Il faut aussi prendre garde aux Kuluna, ces gangsters qui attendent que les gens montent dans le bus pour les voler. Avec mes bagages, je dois redoubler de vigilance car les « Mbokatier », ceux qui viennent de l’intérieur du pays sont des cibles de choix pour les voleurs de la capitale.

Finalement, je parviens à trouver une place et à m’assoir. Le véhicule s’engage sur la chaussée encombrée,  les véhicules roulent flanc contre flanc et sont espacés de quelques centimètres. Je crains un accident à chaque minute.  Mais les chauffeurs semblent habitués à ce circuit très intensif sur lequel ils avancent au ralenti…

Les bus « esprit de mort et de vie » 

Sur le côté droit, alors que je tourne la tête pour observer l’environnement de la capitale, j’aperçois un bus peint avec des images de Papa Wemba. J’ai tout de suite reconnu ces véhicules surnommés « Esprit de vie ». Je les avais vus à la télévision. Le gouvernement avait mis à la disposition des Kinois près de 1000 bus avec des tarifs attractifs pour faciliter le transport public.

Arrivé au rond-point Victoire, l’image de la capitale change subitement.  Les bus se métamorphosent, beaucoup de véhicules sont rouillés et n’ont plus de rétroviseurs. Leurs pneus sont écorchés et leur surnom est assez équivoque : « esprit de mort ».

Comment les gens peuvent prendre de tels risques en montant dans ces cercueils roulant. A Goma, les bus ne peuvent pas rouler dans cet état. Les bus « esprit de mort roulent et ils sont pleins à craquer. A l’intérieur d’un de ces véhicules, un homme à la fenêtre crie « magasin-magasin » ou « pompage-pompage ». Des termes que je ne connaissais pas encore.

Coincés dans les embouteillages, les chauffeurs s’insultent mutuellement. Notre chauffeur a juré presque quinze fois durant le trajet. Les arrêts de bus sont bourrés de saletés!  Des vraies poubelles géantes au bord de la route où les gens attendent le bus.

Après trois jours à Kinshasa, j’ai vite compris que le transport était un véritable casse-tête. Certaines personnes payent jusqu’à 5$ pour le transport journalier.  Les gens prennent donc les bus esprits de mort pour économiser de l’argent. Les plus aisés prennent le taxi-voitures. La course varie entre 0,5 à 50 $. Tout le monde redoute les embouteillages à Kinshasa ! Il est temps que l’Etat pense de nouveau à urbaniser cette ville aux milles couleurs !

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Les commentaires récents (7)

  1. Whaouh! C’est bon cet article mais qui n’est pas exhaustif. Franchement tu as oublié que monter aussi dans un transport si c’est à une heure de pointe, les passagers sont obligés souvent de payer une comission aux personnes communément appelées ‘Receveur’ d’une somme variant entre 200 FC et 500 FC.

  2. C’est vraiment tres moche et drolement desordonner la capitale… unitile de la visiter, notre kivu semble meilleur!

  3. Kin c est la merde il faut venir a lushi faire un tour surtt avec les routes que le gouverneur Moise Katumbi ns a laissE