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Ces commerçants orientaux qui maltraitent les travailleurs congolais

A Lubumbashi, Chinois, Indiens, Italiens, Japonais, Pakistanais, Libanais et Grecs sont les nouveaux fournisseurs d’emplois. Ces expatriés sont dans le petit commerce normalement réservé aux nationaux. Poussés par l’appât du gain, ils maltraitent leurs employés congolais.

Pour un travail qui requiert le recrutement de 5 ou 10 personnes, les chefs de commerces étrangers n’en engagent que 2 ou 3. Ces Congolais heureux de trouver ainsi un emploi, doivent accepter les conditions de travail très dures qu’on leur impose. Ils deviennent des machines à travailler et reçoivent des ordres parfois humiliants. Leurs journées démarrent très tôt à 7 heures du matin, et finissent très tard, vers 21 heures, pour certains.

Le patron ordonne, l’employé exécute

Leur travail quotidien consiste à transporter des marchandises des dépôts pour les livrer aux clients. Les magasins sont souvent inondés de monde, ce qui exige de rester debout et toujours en mouvement. A la caisse, apparaissent, bien assis, des expatriés recevant l’argent, et lançant derrière eux : « Trois savons en poudre, 6000 francs », ou, « deux cartons de biscuits »… Et vite, l’employé congolais dépose l’article demandé et court chercher l’autre, pour ne pas faire attendre les clients.

Dans l’ensemble, les conditions de travail laissent à désirer, avec un salaire estimé entre 100 et 150 $. En voyant ainsi souffrir ces compatriotes, il s’agit pour moi d’une forme de néo-colonialisme. Ils travaillent sans repos et ne peuvent même pas demander de congés, de peur de se faire remplacer.

L’exploitation de l’homme par l’homme

James (pseudo) est employé dans un magasin d’expatriés. Il nous a parlé sous anonymat, car il risque de perdre son emploi si son patron le trouve en train de parler à un journaliste ou à un blogueur. « Ici nous vivons l’intolérable. Je suis père de famille et c’est cela qui me retient dans ce magasin, confie-t-il. Si j’avais trouvé un autre boulot, je serais parti. On nous traite comme des animaux et on n’a pas le droit de revendiquer, de peur d’être viré ! » Et de poursuivre : « Au début c’était très pénible, j’ai même dû abandonner le travail, avant de revenir faute d’avoir trouvé mieux. Notre boss va jusqu’à exiger que nous puissions fréquenter sa religion ! »

En vue de faire leurs magouilles en toute tranquillité, les étrangers associent certaines autorités congolaises à leurs capitaux sociaux. Cela leur permet d’être intouchables et d’échapper au fisc. Ils sont parrainés par des personnalités de l’armée, de la police, des dirigeants locaux, ou du système judiciaire. Quelle honte que ce soit des Congolais qui couvrent ainsi la maltraitance de leurs frères qui se battent juste pour survivre !

Parfois, des inspecteurs du travail congolais sont humiliés par ces expatriés et chefs de corvées, simplement parce qu’ils ont exigé ce que la loi prévoie en vue d’une sécurité sociale des employés.

Non, il faut que cesse cette exploitation du Congolais dans son propre pays.

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