article comment count is: 1

La contraception : un droit de la femme bafoué

Revient-il exclusivement à un homme de décider si oui ou non sa conjointe devrait utiliser une méthode contraceptive ? La femme a aussi son mot à dire. Car, il s’agit de sa vie.

Les adeptes des rapports sexuels « peau contre peau » ont toujours reproché aux préservatifs leur côté intrusif. Un instrument qui aurait été conçu pour diminuer le plaisir. Une attitude qui pousse de nombreuses femmes à se résigner et à utiliser des méthodes de contraception peu conventionnelles comme de l’huile de sardine ou des pilules à l’efficacité douteuse. D’autres jouent sur le facteur chance, en espérant ne pas être en période d’ovulation.

Relations sexuelles forcées

Beaucoup ne le savent pas : priver une femme de son droit à la contraception est une forme de violence entrant dans le cadre des relations sexuelles forcées non-protégées.

Dans un autre registre, comment concilier ce droit avec le besoin des hommes souhaitant avoir un enfant pendant qu’une femme n’en veut pas ? Si les générations passées voyaient des couples avoir en moyenne plus de cinq enfants, les contraintes socioéconomiques d’aujourd’hui poussent à diminuer le nombre d’enfants. Il devient de plus en plus rare de voir des familles très nombreuses.

Pour les pauvres, le recours fréquent à l’avortement est pratiqué pour limiter et contrôler les naissances. Or, l’acier est un crime selon la loi congolaise qui considère que le fœtus est, dès sa conception, considéré comme un être humain jouissant de droits. Et pourquoi avorter en mettant en péril la vie de deux personnes, alors que la contraception est une alternative moins risquée ?

Mesdames, je pense qu’il est temps que vous décidiez de prendre les choses en main. Un homme qui refuse que vous lui fassiez porter un préservatif avant un rapport intime devrait être considéré comme un agresseur. Après tout, c’est de votre corps qu’il s’agit. Il vous appartient à vous et à vous seule de décider comment vous souhaiter vivre votre expérience sexuelle.

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

Est-ce que vous avez trouvé cet article utile?

Partagez-nous votre opinion

Les commentaires récents (1)

  1. L’auteur a déjà pris position en faveur de la femme. La prise d’un contraceptif doit être faite de commun accord.