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Agées de 6 et 8 ans, elles font la grève pour le droit des femmes

Pleurs, grincement de dents, colère ! Et même grève de la faim ! Le 8 mars, deux fillettes de 6 et 8 ans ont manifesté leur mécontentement de ne pas avoir fêté la journée internationale de la femme. Ce qui me surprend, c’est qu’elles me paraissent abattues, et sûres que leur droit a été bafoué.

Contrairement aux années précédentes, l’école où étudient les deux enfants (Erina et Michèle) a annulé les activités relatives à la célébration du 8 mars, notamment le défilé. Pourtant à la maison, les tenues de défilé ont été confectionnées pour les écolières. Erina, 6 ans est inscrite en 3e année maternelle et sa sœur Michèle, 8 ans, en 2e primaire. En réaction à ce changement brusque de programme de leur école, elles ont décidé de ne pas aller à l’école.

Pendant deux jours, Erina a très peu mangé voire pas du tout. Elle soupçonne ses parents d’êtres complices de l’école. Plus surprenant encore, elle demande à son père pourquoi sa mère ne conduit jamais leur véhicule comme d’autres femmes de Lubumbashi. J’avais tort de considérer ces enfants comme incapables de pareille action en raison de leur âge. En réalité, je les avais sous-estimées. Ces jeunes enfants ont déjà compris ou ressentis à travers leur quotidien les inégalités entre les hommes et les femmes et s’en offusquent naturellement.

Qui s’en soucie ?

Les petites, révoltées, ignorent sans doute que leur colère risque de ne pas être considérée dans leur école. Mais j’ai eu le temps de penser à ce que j’ai souvent vécu moi-même dans mon enfance et que je continue de voir : la voix de l’enfant, qui l’écoute ? Qui s’en soucie ? Les enfants ne sont pourtant pas insensés, comme on peut le constater avec ces deux fillettes.

Insensées ? Je pense que dans leur école, l’enseignant a peut-être dit quelque chose dans ce sens-là. Qu’importe ! Ce qui compte c’est que ces deux fillettes savent déjà revendiquer leurs droits. Si ce cas est un peu extrême, je pense que l’on devrait dès le bas âge inculquer à nos enfants les valeurs d’égalité et de dignité qui reviennent à l’homme et à la femme. Ils sont le futur et peuvent faire changer les choses.

 


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