Un djika (Congolais vivant en Europe)
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Epouser un djika, le rêve de nombreuses Kinoises.

Une simple demande d’amis sur Facebook qui aboutit à une relation stable avec un djika jusqu’à se marier et avoir des enfants, c’est le rêve de nombreuses filles dans la ville de Kinshasa. Si pour les unes ça marche, pour d’autres, entre rêve et réalité, il y a un énorme fossé.

Avant d’aller plus loin, je voudrais vous expliquer ce que c’est qu’un djika. Question de nous mettre tous au même niveau du kinois (le lingala de Kinshasa). Djika est un mot qui désigne ces Congolais vivant en Europe, au Canada ou aux USA. Bref, en Occident.  On les appelle aussi des djikin, mikiliste, banapoto, ba oyo ba pemaka  malili...

Vous avez compris ? Alors voici nos love stories. Guelda Makaya est une étudiante âgée de 25 ans. Elle me raconte qu’elle entretient depuis plus de 7 ans une relation à distance avec Herman, un Congolais qui vit à Paris. Lors d’une fête d’anniversaire à Kinshasa, ils ont fait connaissance et noué une relation amicale, suivie des mois de fréquentation. Son « ami » vit en Europe. D’une simple amitié leur relation à distance est aujourd’hui devenue une relation amoureuse. « On a des  projets ensemble. Il m’aime, il prend soin de moi comme mon deuxième père. Malgré la distance, il a confiance en moi et moi aussi j’ai confiance en lui », explique Guelda.

Tout pour un « mariage de rêve »

Beaucoup de Kinoises vivent la même situation. Elles sont prêtes à perdre 10 propositions de mariages locaux pour un mariage de rêve européen, souvent un mariage utopique. Espérer voir un djika revenir au pays, payer la facture de la dot, organiser des noces en grande pompe et prendre l’avion pour une lune de miel en Europe. Ces filles sont visibles dans des boîtes de nuit qui pullulent dans plusieurs quartiers chauds de Kinshasa tels que Bandal, Matonge, Bon Marché, etc.

Malheureusement, souvent, la plupart des djika sont déjà mariés en Europe où ils vivent. Quand ils reviennent en vacances au Congo, c’est pour voir leurs familles et retrouver leurs amis. Certains en profitent pour satisfaire leurs désirs sexuels et s’amouracher des filles de Kinshasa. Celles-ci s’adonnent à des relations sans lendemain avec les premiers venus.

Des « muchina »

Dans la catégorie des filles qui rêvent d’un mariage avec un djika, il n’y a pas que des naïves. On les appelle aussi des « muchina ». Ailleurs, on les appelle des michetonneuses. Leur particularité, c’est qu’elles n’espèrent vraiment pas un mariage avec un djika. Elles savent qu’il n’y a qu’une chance sur dix pour que cela se réalise. Mais elles acceptent quand-même d’entretenir des relations à distance avec des djika uniquement pour de l’argent.

J’ai échangé avec une de ces filles de 21 ans. Elle a eu pas mal de relations avec des Congolais de la diaspora, et elle est loin d’en finir, m’a-t-elle précisé. Elle déclare que ce genre de relations lui rapporte beaucoup d’argent. Ces différents partenaires en Europe lui envoient des dollars, des euros, des cadeaux… Et pour assouvir leurs soifs sexuelles, elle leur fait des vidéos dans lesquelles elle pose toute nue dans la salle de bain et leur envoie des photos en exposant sa nudité et ses désirs sexuels. C’est-à-dire des rapports sexuels à distance. Leurs vraies relations ne sont que des conversations en ligne : messages, voices, appels vidéo, etc.

Dire qu’à Kinshasa il n’y a pas de mecs bien, sérieux ou friqués, c’est faux, à mon avis. Je pense que ces filles ne sont qu’en quête d’un voyage en Europe. Sachez ceci les dames : Kinshasa est aussi rempli de bons mecs, des intellos, qui respectent les filles et les honorent… Epouser un mec parce qu’il vit en Europe n’est pas la garantie d’un avenir hollywoodien, tu pourrais aussi tomber entre les mains d’un SDF sans le savoir.

 

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Les commentaires récents (4)

  1. Bien réfléchi pour cette thématique; que cette catégorie des filles sachant que leurs avenir est dans la prise de conscience.

  2. Bien réfléchi pour cette thématique; que cette
    catégorie des filles sachant que leurs avenir est dans la prise de conscience.

  3. bel article poussant à réfléchir différemment; que nos filles sortent de ce brainwashing nous ayant de façon générale mené à penser que c’est ailleur qu’on est mieux alors que parfois chez soi, c’est un paradis…

  4. Je trouve cela stupide de vouloir à tout prix se marier avec un homme qui vit en Europe ou en Amérique. La plupart de ces hommes sont déjà mariés et ils profitent des filles Kinoises car ils savent bien que leur rêve est le voyage pour l’occident. Vu la conjoncture actuelle au Congo RDC de nombreuses personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Quelle triste réalité! Beaucoup d’enfants ne fréquentent pas l’école par manque des moyens financiers. Ce sont les filles désespérées qui se donnent facilement aux hommes pour subvenir à leurs besoins. Celles qui sont intelligentes, elles profitent d’amasser de l’argent parce qu’ elles n’ont pas confiance en ces hommes. Elles n’ont pas tort! C’est bien dommage car il y a beaucoup jeunes hommes libres au Congo RDC. Il faudrait absolument changer leur mentalité. J’estime que les dirigeants ont une part de responsabilité parce qu’ils devaient songer à l’éducation des jeunes. Il faudrait que l’enseignement soit gratuit et obligatoire pour permettre à tous les jeunes d’aller à l’école. Par ailleurs, parfaire leur éducation et puis, créer des formations qualifiantes avec stages pour les jeunes et également, un centre de planning familial pour les informer sur les maladies transmises sexuellement et leur donner des conseils à propos du mariage. De plus, ils devraient leur inculquer des valeurs morales. Je suis convaincue qu’ elles vont changer leur mentalité. Car certains hommes profitent des jeunes filles. Et nous nous étonnons qu’il y ait une augmentation importante des personnes séropositives dans le monde.

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