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Une femme soudeuse à Goma !

Il est rare de trouver une femme qui pratique la soudure comme profession à Goma. C’est un métier d’ordinaire réservé aux hommes. Chantal Buhinda, la trentaine est diplômée en mécanique automobile. Portrait.

Après l’obtention de son diplôme en mécanique, Chantal Buhinda s’est mise à chercher un emploi pendant près de deux ans. Les réponses sont souvent négatives jusqu’au jour où sa lettre de demande de stage est acceptée par un garage automobile à Goma qui l’embauche pour un an.  Dans le garage, Chantal découvre la soudure et développe de nouvelles compétences.

Peu à peu, Chantal brise les clichés et montre que grâce à son savoir-faire, une femme peut exercer ce métier censé être réservé aux hommes. Elle décide alors de créer son propre atelier de soudure qu’elle nomme « Grâce à la Gloire ».

Son atelier se trouve à l’entrée du port de Goma. Depuis 4 ans, Chantal subvient seule aux besoins de sa famille. « Je dois prendre en charge ma famille. Je suis la première fille de ma famille et veuve. Mon mari est décédé cinq ans après notre mariage. J’ai le devoir de travailler dur pour bien garder ma famille !» affirme-t-elle, la tête haute avec un large sourire.

Tout début est difficile !

Ce travail de soudure métallique est un métier physique. Son atelier compte aujourd’hui six personnes qu’elle emploie pour faire les travaux connexes liés à la soudure.

« Tout début  est difficile ! J’ai fait une année, en travaillant comme un amateur qui ne connaissait rien. Il fallait de l’endurance et de la patience pour bien maîtriser ce travail et me faire une place dans ce milieu réservé aux hommes. Beaucoup de gens n’avaient pas confiance en moi ! »

Mais aujourd’hui sa réputation dans le métier la précède et parle d’elle-même. Elle fait désormais partie des meilleurs soudeurs de la ville et fabrique des portes en fer, des grillages, des fenêtres, et des charpentes.

« Je me sens bien lorsque  je fais ce métier. Il m’aide à oublier mes problèmes. J’ai aussi le sentiment de lutter contre le chômage car notre pays est incapable de créer de l’emploi pour la jeunesse », conclut l’entrepreneuse Chantal.

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Les commentaires récents (2)

  1. Courage Chantal et à tous les jeunes entrepreneurs. Faites quelque chose que Dieu peut bénir.
    Du Dr BUBA GENTILS
    Médecin directeur POLYCLINIQUE LIFE
    Lubumbashi.

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