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Kivu : des femmes politiques se mettent aux réseaux sociaux pour affirmer leur image

Près de 50 femmes politiques du Nord et du Sud-Kivu ont récemment bénéficié d’une formation de six mois sur l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux. L’une d’elles, Brigitte Nkaku, exprime sa satisfaction : « Tout ce temps, j’étais convaincue que les réseaux sociaux n’étaient que des outils de distraction pour adolescents. Mais j’ai compris maintenant qu’ils ont un potentiel énorme à même de booster notre lutte en politique. »

Initiée par l’organisation Fenmes politiques (Fempo), l’objectif de la formation était de renforcer la visibilité des femmes qui font de la politique dans les deux provinces du Kivu. Cette formation leur a permis de comprendre tout le potentiel qu’offrent les nouveaux outils de l’information et de la communication dans la carrière politique.

Comme Brigitte Nkaku citée ci-dessus, plusieurs autres bénéficiaires de la même formation pensaient elles aussi que les réseaux sociaux, Facebook en premier, étaient simplement des outils d’adolescents. Pendant cette formation, il fallait donc leur démontrer le contraire. Une tâche rude mais qui a fini par porter ses fruits. Brigitte Nkaku déplore tout ce temps d’ignorance : « Je ne savais même pas comment customiser mon profil. J’avais toujours recours à mes enfants. C’était aussi le cas même pour consulter des mails. »

Certaines femmes n’avaient même pas de smartphone !

La perception négative qu‘avaient les femmes politiques du Kivu pour les réseaux sociaux faisait qu’elles ne s’y intéressaient vraiment pas. En plus, les scandales successifs de revenge porn qui font le buzz depuis deux ans faisaient également que ces femmes aient les réseaux sociaux en horreur. Mais aujourd’hui elles exultent. « Sur Twitter, j’ai même découvert de hautes personnalités de mon parti politique et bien d’autres du pays. Pour moi, c’est comme un rêve. Les voir retweeter des fois mes publications, leur écrire et recevoir sur le champ des réponses, je ne pouvais jamais me l’imaginer », avoue Neema Bikailwira, présidente provinciale d’un parti de l’opposition.

Certaines femmes en étaient à leur toute première expérience avec les NTIC. Mais toutes sous-estimaient la réelle aide que ces outils pouvaient leur fournir pour leur visibilité politique. Certaines n’avaient même pas de smartphone ! « Cette expérience était une nécessité, la formation était opportune », telle était leur conclusion unanime. Les femmes formées sont fières de rattraper leur retard dans le numérique. Certaines se sentent désormais plus proches des électeurs et de leurs bases grâce aux réseaux sociaux.

 


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