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Avec le gouvernement intérimaire, Kabila ramène le pays 10 ans en arrière

Le Congo est un pays formidable. Lorsqu’il ne sait pas avancer, il recule. En langage militaire on appelle cela  le « repli stratégique »…

Avec la nomination du nouveau premier ministre de transition Samy Badibanga, la RDC recule 10 ans en arrière dans des transitions interminables. Déjà nous avons été l’unique pays au monde à avoir connu de manière consécutive 16 ans de transition.

Un cercle vicieux

De 1990 à 2006, le pays a connu des transitions à répétition. Le Congo changeait de premier ministre comme de caleçons. Tshisekedi, Nguz a Karl ibond, Mungul Diaka, Birindwa, Kengo Wa Ndondo… Les gouvernements ont porté tous les noms possibles : union nationale, salut public, combat, cohésion nationale, 1+4, etc. En cette période-là, le Congo n’avait pas de Constitution. Il était régi par des ordonnances-lois, des textes constitutionnels provisoires et des accords politiques de toutes sortes. L’instabilité était abyssale dans le pays en raison du manque de légitimité de nos dirigeants.

Retour à la case du départ

Nous pensions que cette époque était révolue, que notre pays s’adonnerait désormais à un cycle électoral constitutionnel régulier tous les cinq ans. Hélas, nous déchantons. Voilà qu’aujourd’hui en 2016, Kabila nous renvoie encore dans ces transitions interminables.

Samy Badibanga est nommé premier ministre d’un gouvernement dit intérimaire. En d’autres termes, la Constitution actuelle votée par référendum est mise entre parenthèses. C’est désormais un simple accord politique d’Edem Kodjo qui régit le pays ! Si ce n’est pas une république bananière, ça y ressemble.

Au Congo, nous connaissons quand commence la transition, mais nous ne connaissons pas quand ni comment elle se termine. Un président qui à la fin de son mandat joue aux prolongations en organisant des transitions au lieu d’organiser les élections, cela fait mauvaise jurisprudence. Les futurs présidents seront tentés de faire la même chose.

Nous disons non à une nouvelle transition. La RDC doit fonctionner comme un pays normal qui respecte la Constitution et son cycle électoral.

 

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Les commentaires récents (2)

  1. Le chômage est devenu une maladie chronique en RDC. Quand tout le monde n’a pas du boulot, la politique devient le seul moyen de voler les biens de la population au nom de la représenter. Le Président utilise la règle simple de diviser pour mieux regner pour gérer le pays avec ceux qui sont au mangeoir et leurs proches. Quand un groupe de simple citoyens exige le respect de la constitution, ceux qui sont au mangeoir font beaucoup de bruits et nous, peuple, et les pauvres policiers nous entretuons dans le calme de ceux qui detient le pouvoir. Je pense que nous ne serons pas capables de sortir de ce cycle infernal si nous ne sommes pas capables de parler d’une même voie et nous lever ensemble pour barrer la route aux faux politiciens. Quand le pays sort de la prison des mangeurs, cela avantage tout le monde, que ce soit le simple citoyen, que ce soit ceux qui étaient dans le mangeoir. C’est pourquoi nous avons tout intérêt à faire respecter notre constitution. Nous devons barrer la route aux nouveaux dictateurs, car ceux qu’ils peuvent nous donner est éphémère. tandis que si nous nous libérons de l’esclavage des ventiotes, nous devenons libres pour toujours. Le choix est clair chers frères et soeurs.

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