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Hausse des prix des biens de première nécessité, la population en paie les frais

Dans son dernier discours à la nation, le président Kabila avait lui-même reconnu la dégringolade de l’économie congolaise. Une économie sous perfusion. Hélas, c’est avec elle que sont condamnés à vivre plus de 80 millions de Congolais. Les prix des biens de première nécessité flambent.

Une mesure de farine  passe de 500 FC à 800 FC, en fonction des quartiers.

Nos ménages constitués généralement de familles nombreuses, sont les premiers à payer le prix de l’instabilité économique et monétaire en RDC. Chaque jour, notre monnaie perd de sa valeur. Les étiquettes des prix ne badinent pas. Avec moins de 2 dollars par jour, nourrir toute une famille est une équation compliquée et à multiples inconnues.

Faute de clients, cette vendeuse de charbon de bois (makala) se tient la joue.

Selon plusieurs vendeurs, cette conjoncture économique difficile menace la stabilité et la paix sociale dans beaucoup de ménages. Joseph est un vendeur de poso ya ngulu (peau du porc). Il a dû baisser sensiblement le prix de sa marchandise pour avoir des clients, mais en vain. « La population n’a pas d’argent. Je suis obligé de proposer un quartier de peau de porc à 100 FC, pour arriver à le vendre, mais c’est toujours difficile. Si quelqu’un n’a  que 100 FC ou 200 FC, comment voulez-vous qu’il achète quelque chose qui coûte 500 FC ? Il ne peut pas ! », se plaint Joseph.

La marchandise de Joseph à prix réduit.

Cette hausse des prix ne concerne pas que les poso ya ngulu de Joseph. C’est la même flambée pour presque toutes les denrées de consommation courante. Le riz et le poisson, principaux aliments dans la cuisine congolaise, ne sont pas en reste. Un verre de riz est passé de 400 FC à 600 FC. La population la plus pauvre ne sait plus à quel saint se vouer.

Une vendeuse de riz et de poissons fumés, debout dans l’attente des clients.

Dans l’espoir que la situation s’améliore, il y a lieu de se demander qui est vraiment responsable de cette morosité économique. Ces femmes en photo se posent la même question.

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Les commentaires récents (2)

  1. cette flambée des prix vient encore crucifier la population de la rdc où la majorité des agents publics vit incontestablement avec moins d’un dollar par jour, j’en appelle à la reprise de conscience de nos dirigeants, car les indicateurs du bien-être sont plus touchés

  2. Pour vous les dirigeants, il ne vous suffit seulement de reconnaître que c’est la population qui serait condamnée à payer une lourde tribu, nous attendons de vos cotés de réactions allant dans le sens de sortir cette population dans cet état de choses, mettre fin si pas réduire le taux de fluctuation de la monnaie nationale et indexation de salaire des agents publics mais aussi le respect de SMIG, car les indicateurs du bien-être sont au rouge;

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