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L’hôpital Gécamines Sud va mal à Lubumbashi

Gécamines-Sud est un des hôpitaux de renom à Lubumbashi. Mais il y a quelques semaines, après une nuit dans ses urgences, Marlène (prénom changé) a vécu une histoire qui l’a marquée profondément. Les lits métalliques de l’hôpital n’ont ni draps ni moustiquaires. Elle a dû se battre contre les moustiques toute la nuit.

Marlène était admise aux urgences des suites d’une crise respiratoire. La plus grande institution hospitalière sûre et proche, c’était Gécamines-Sud. Elle ne pouvait donc allait ailleurs.

La peur de repartir plus malade qu’à l’arrivée

Ce jour-là, il est presque minuit lorsque Marlène arrive aux urgences. Rapidement, elle est mise sous perfusion dans une salle presque vide où se trouvent trois autres patients. C’est pourtant la salle des urgences du majestueux et populaire hôpital Gécamines-Sud.

« Près de mon lit, explique Marlène, il y avait un petit garçon. Il venait visiblement de connaître une grande opération et se tordait de douleurs, couvert d’un pagne. Dans mon lit, ajoute-t-elle, je n’avais qu’un matelas. Pas de drap ni de moustiquaire. J’ai l’impression d’en être sortie guérie par chance ».

Depuis, Marlène est angoissée et craint de repartir de là avec d’autres maladies. L’environnement de ces dernières heures ne la rassure en rien, elle qui a couru dans une structure sanitaire.

Les infirmiers ne peuvent rien y faire

La première nuit de Marlène, rien de ce qu’elle attendait ne lui a été servi en dehors des soins infirmiers. Les moustiques l’ont piquée toute la nuit. « Je ne peux rien faire pour vous », lui expliquait un agent lorsqu’elle demandait une moustiquaire et une couverture.

Plus tard, nous avons tenté de rencontrer le médecin directeur général pour vérifier ces allégations. Mais nos démarches n’ont pas abouti, l’homme est souvent inaccessible. Au téléphone, l’infirmier qui a servi aux urgences à l’arrivée de Marlène reconnaît quelques failles de son institution.

La Générale des carrières et des mines (Gécamines) dont dépend cet hôpital, a longtemps été le cœur de l’économie congolaise. Depuis ses nombreuses difficultés financières et de gestion, elle ne parvient plus à entretenir ses multiples structures secondaires dont les écoles et formations sanitaires. Mais, l’imaginer aujourd’hui à terre déçoit beaucoup.

Je pense alors à ces autres hôpitaux qui ont marqué l’histoire, comme il y en a à Lubumbashi. C’est pénible de les décrire aujourd’hui.

 

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