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[Revue de presse] Mille et une idées pour chasser Kabila

Des idées, il en pleut pour obtenir le départ du président Kabila qui malgré ses 17 ans au pouvoir et l’expiration de son dernier mandat, n’a pas encore dit son dernier mot. La dernière visite de l’ambassadrice américaine à Kinshasa semble avoir donné plus d’ardeur encore à ceux qui veulent le changement. C’est peut-être la rare idée qu’ils ont en commun : le changement. « Avec » ou « sans Kabila »…

L’opposant Félix Tshisekedi, chef du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, principal front anti-Kabila, veut « une transition sans Kabila ». Et ce, pour des élections en juin 2018, écrit le site Cas-Infos. C’est du « domaine du possible », précise l’opposant, soucieux d’expliquer qu’il ne rêve pas. Pour lui, écrit Cas-Info, Joseph Kabila doit être mis « hors-jeu. C’est conforme à la Constitution. »

Sans Kabila, oui mais…

« Oui à une transition sans Kabila », mais … répond le Parti socialiste congolais. Son secrétaire général, David Mwana-Nteba, écrit Actualite.cd, craint que sans Kabila, le président exclu du jeu ne puisse jeter des bâtons dans les roues à ses adversaires. « Toutefois, et afin d’éviter le chaos, […] le Parti socialiste pourrait accepter de voir Monsieur Joseph Kabila à la tête du pays pendant la transition ». Il précise par ailleurs qu’il devra alors accepter « une position où il ne gouvernera pas », écrit Actualite.cd.

Le PS propose donc de faire simple. « F. Tshisekedi à la primature, Kamerhe au CNSA, Bazaiba à l’Assemblée nationale, Tshiombela à Céni », écrit le site 7sur7. Pour le PS, ajoute le site d’information, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Ève Bazaiba « sont la garantie de voir s’organiser le plus rapidement possible des élections crédibles et démocratiques en RDC ».

Le « Kabila dégage » a commencé, faute d’élections en 2017

La majorité présidentielle a déjà répondu, des semaines plus tôt, qu’une transition sans Kabila n’était pas envisageable. Mais pour ne pas avoir organisé les élections comme fixé par l’Accord signé le 31 décembre entre opposition et pouvoir, le journaliste Daniel Safu aux piques pimentées, prévient sur Cas-Info : « Le 31 décembre, toute la légitimité de Kabila tombe. »

Frappé de 60 jours d’embargo pour son engagement par l’autorité de régulation des médias, le CSAC, le journaliste signataire du Manifeste du citoyen (qui veut le départ de Kabila), s’en moque et se tourne sur Internet. À ce sujet, Cas-infos commente en ces termes : « Fermer la porte des médias à une ‘’grande bouche’’, à l’heure des réseaux sociaux, procède-t-il désormais d’une décision désuète ? C’est en tout cas la dure réalité qu’impose l’affaire Daniel Safu au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). »

Le calendrier des élections « réaliste »

Peut-être qu’en publiant un calendrier électoral, la tension qui monte en RDC s’apaisera. C’est surtout un calendrier « réaliste », c’est-à-dire, selon Célestin Tunda du parti présidentiel (PPRD), non « confectionné sur base des pressions de l’opposition ou sur des pressions des forces extérieures », écrit Politico.cd. Mais déjà le député Christian Mwando s’étonne que la Céni n’ait pas pensé à consulter l’opposition pour un consensus.

Malgré ce déficit de consultation, Le Phare de Kinshasa se félicite de la « fermeté » de l’Union africaine face au président de la Céni. L’UA a exigé « un calendrier réaliste », lors de l’entrevue entre Moussa Faki et le chef de la Centrale électorale congolaise. « Pour la première fois : l’UA se montre ferme devant Nangaa », commente Le Phare.

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