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Ces idées reçues qui font des hommes les prédateurs des femmes

La lutte contre les violences sexuelles occupe le devant de la scène dans les médias depuis quelques années. Pour cause, une prise de conscience de la condition féminine face aux abus que subissent en silence de nombreuses femmes. Mais l’on a souvent tendance à oublier que si de nombreux hommes deviennent des prédateurs pour leurs épouses, c’est parce qu’ils ont été conditionnés ou ont grandi dans un environnement rempli de stéréotypes et de préjugés.

Je vous présente quelques-uns de ces stéréotypes.

      1. Le non ou le oui pour passer à l’acte

Quand un homme désire ardemment une femme et qu’il procède à des attouchements, il existe une idée largement répandue selon laquelle, une fille qui refuse de passer à l’acte sexuel joue à l’hypocrite et serait bien au contraire, excitée à passer à l’acte. De ce fait, même si elle dit non, il faut passer outre et la prendre de force.

      2. Le langage corporel

Par pudeur, les filles n’expriment pas ouvertement leurs émotions et utilisent souvent leur langage corporel pour montrer indirectement leur attirance pour un homme. Le problème est qu’il est très difficile de décoder cela avec précision. Un clin d’œil, un sourire prolongé et des jambes décroisés peuvent à la fois tout et rien dire.

      3. L’accoutrement de la femme

De nombreux hommes pensent que la tenue d’une fille comporte un message sur ses intentions ou sa personnalité. A une certaine époque à Kinshasa, on utilisait le terme ko biper (biper) pour qualifier l’accoutrement d’une fille séductrice à la recherche d’un partenaire.

      4. Un droit

Quand on grandit, forts de principes divins qui consacrent l’autorité de l’homme sur la femme, nombreux y voient un droit de disposer d’elles comme ils l’entendent. Un privilège masculin que l’on appuie très souvent par des livres saints.

     5. Une question de virilité

La découverte de la sexualité chez les adolescents est une phase de transition qui façonne la personnalité des futurs adultes. L’acte sexuel pour un garçon devient ainsi un rite qu’il faut avoir accompli pour être accepté et pour prouver sa virilité. Le sexe (consenti ou forcé) devient une affirmation de la masculinité.

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

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