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Et si on installait un centre de dissection à l’Université de Lubumbashi ?

Près de 2000 médecins sortent des universités chaque année en RDC et la plupart d’entre eux voient à quoi ressemble une artère dans la vie réelle seulement très tard dans leurs formations. Et pour cause, l’absence honteuse de salles de dissection tant virtuelles que physiques, dans nos facultés de médecine.

Si vous aviez le choix, entre un médecin français par exemple et un médecin congolais, par qui accepteriez-vous de vous faire opérer ? Merci pour votre réponse sincère ! Je note néanmoins que les compétences ne manquent pas chez nous.

Pourquoi un centre de dissection ?

Nous n’avons cependant pas assez confiance en nos chirurgiens, du moins à voir comment nous courons à l’étranger. Parce que nous doutons de leurs connaissances et avec raison ! Les notions apprises pendant plus de huit ans à la fac sont très intéressantes et vastes ! Malheureusement, sans pratique et sans visualisation de la vraie réalité, on les oublie vite.

Sous d’autres cieux, les étudiants en médecine doivent passer par un centre de dissection, même virtuel, au cours de leur formation. Dans ces salles où les morts enseignent la vie et l’humanité aux vivants, des cadavres sont disséqués pour le bien et l’avancement de la science. Les notions théoriques des livres trouvent dans ces salles, un cadre pratique.

Qui veut faire avancer la médecine au Congo ?

Nos étudiants doués aspirant au métier de chirurgien particulièrement, et ont besoin qu’on leur donne le moyen de briller. Nos autorités politiques, depuis le président Mobutu, s’obstinent à refuser l’implantation de ces centres. Mais elles préfèrent, au moindre accès de toux, aller se faire soigner en Afrique du Sud  ou en Europe. A coup de millions, sûrement.

Les corps que nous mettons dans les cercueils ne vont nulle part, ils pourrissent sous terre. Si nos autorités accordaient l’autorisation aux facultés de médecine, d’implanter ces centres de dissection cadavérique, à l’Université de Lubumbashi par exemple, seriez-vous  d’accord pour offrir votre corps à la science ? Pour que par vous, des vies au pays soient sauvées ? Pour que nous n’ayons plus à rêver  des soins prodigués en Afrique du Sud, la réponse doit être OUI ! Et vous, qu’en dites-vous ?

 

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