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« Kigroupé » ou viols et braquages en groupe à Goma

Ces dernières semaines ont été marquées par une insécurité sans pareil dans la ville de Goma. Des habitants tués presque tous les soirs, sous le regard impuissant des autorités. Et les bandits ne cessent de développer des astuces pour voler et violer le plus possible en un temps record. On parle désormais du système « Kigroupé » entendez : vol et viol en groupe.

Le mode opératoire est simple : une trentaine de voleurs débarquent en une fois, tous armés. Ils ravissent tout sur leur passage. L’un de leurs derniers coups s’est passé dans le nord de la ville de Goma. A part voler des biens, ils ont tué au moins 4 personnes et blessé une quinzaine. Ce vol a poussé des jeunes de certains quartiers à s’organiser en groupe d’auto-défense, face à l’inefficacité des services de sécurité.

Un braquage digne d’une série télévisée

On se croirait dans la Casa de Papel, cette série espagnole où des voleurs au masque de Dali prennent en otage des citoyens pendant qu’ils commettent leur vol. Des dizaines de voleurs qui envahissent à la fois un groupe de maisons. Ils pénètrent dans celle qu’ils ont ciblée en faisant beaucoup de bruits pour faire comprendre à tout l’entourage qu’ils sont là. Ils braquent leurs armés sur les portes de chaque maison, pour empêcher ou dissuader les voisins qui voudraient venir au secours des victimes. Ils opèrent ainsi pendant une quarantaine de minutes sans que la police n’intervienne. Et pendant leur vol, ils prennent tout ce qu’il y a à prendre et l’emporte avec leur véhicule.

Lors du dernier braquage dont j’ai parlé ci-haut, les voleurs avaient investi les maisons autours de 2 heures du matin. Mais l’intervention de la police n’est arrivée qu’à 9 heures du matin. Soit 7 heures après le drame où plusieurs personnes ont perdu la vie et plusieurs autres blessés.

Un autre mode opératoire des voleurs en groupe qui se développe est celui où les voleurs, femmes et enfants inclus, viennent et se mettent à chanter et danser comme si c’était une églises de veillée de prière. Mais ces cris et ces tambours qu’ils battent sont pour étouffer les appels au secours des victimes qu’ils braquent.

La police et les autorités urbaines devraient penser à mieux sécuriser les populations. Au contraire, chaque jour qui passent, ils réfléchissent aux subterfuges pour extorquer l’argent des citoyens.

 

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