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La Miba condamnée à disparaître ?

Cette société, poumon économique de Mbujimayi, a été systématiquement pillée pendant des décennies par le gouvernement de Kinshasa. Sa production est passée de 27 millions de carats en 2003 à seulement 180 000 en 2014. La Miba a servi de vache à lait aux différents régimes. L’État a utilisé l’argent des diamants pour financer l’effort des nombreuses guerres à l’Est du pays, laissant la Miba exsangue. Aujourd’hui, asphyxier la Miba apparaît comme un choix stratégique alors que la ville de Mbujimayi est connue pour être l’un des fiefs de l’opposition.

Pas d’espoir pour les travailleurs

Si la Miba ferme ses portes, c’est près de cinq mille travailleurs qui seront abandonnés à leur sort. Ils accusent déjà plus de 7 ans d’arriérés de salaires. Beaucoup vivent dans des conditions effroyables : ils revendent même leurs vêtements pour vivre. Les enfants ne sont pas scolarisés.

Tout est en panne et tourne au ralenti à la Miba : administration, outils de production, automobiles, matériel mécanique… Le gouvernement ne manifeste aucune volonté politique pour redresser cette entreprise. Il entretient juste un service minimum grâce auquel il perpétue son pillage.

A quand le bout du tunnel pour ces pauvres travailleurs de la Miba ?

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Les commentaires récents (1)

  1. Il y quelques temps a débuté une opération de rajeunissement du personnel dans les sociétés telles que la SNCC, GECAMINES, MIBA, … mais celle-ci a été suspendue par un ministre pour des raisons bien obscures… Jusqu’aux dernières nouvelles la suspension ne serait pas justifiées.

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