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Le Centre d’Art Biasasa annonce la première édition du Festival Slam Femina à Lubumbashi

Le Centre d’Art Biasasa a annoncé, ce mercredi 12 novembre 2025, la première édition du Festival Slam Femina, un événement dédié aux slameuses, qui se tiendra à Lubumbashi. L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisé au bureau du centre, situé dans la commune de la Katuba. Cette édition met particulièrement en avant la participation des femmes venues de Lubumbashi, Goma, Bukavu et d’autres régions. Le festival se déroulera sous le thème « Résilience face au coût de la vie ».

Des concerts, des performances et des tables rondes au programme

À partir de ce jeudi 13 novembre, slameuses se prépareront à offrir des performances devant le public de Lubumbashi. Des concerts, des tables rondes et des performances artistiques seront au programme pendant les deux jours de festival. Les événements auront lieu à Wallonie-Bruxelles et au Musée National de Lubumbashi.

Le jeudi 13 novembre, les artistes débuteront leurs prestations à 16h00 à Wallonie-Bruxelles, avec une entrée libre. En revanche, l’accès au spectacle du vendredi 14 novembre au Musée National sera payant.

Encourager la participation féminine et soutenir les hospices des vieillards

Les organisateurs insistent sur l’importance de la participation féminine à cette première édition. Jenny Munyonga Mayi, directrice du festival et administratrice du Centre d’art Biasasa , souligne : « En organisant ce festival, nous sommes dans une démarche à la fois culturelle et sociale. » Elle précise également : « Dans le cadre de cette démarche culturelle, nous souhaitons impliquer davantage les femmes dans les activités culturelles. Sur le plan social, nous avons pour objectif de collecter des fonds afin de soutenir les hospices des vieillards. »

La formation des slameuses à Lubumbashi

Youness Mutanda Tshunza, responsable de la communication du festival, insiste sur l’importance de la formation des slameuses à Lubumbashi. Il indique : « Nous venons tout juste de terminer des ateliers avec des artistes, et nous voulons maintenant donner la parole aux femmes pour qu’elles s’expriment sur des sujets qui touchent notre culture. »

Un défi pour la participation des femmes dans le domaine culturel

Cependant, Ghershom Nanukila du Centre d’Art Picha déplore le manque d’engagement des femmes dans le domaine culturel à Lubumbashi. Selon lui, « à Lubumbashi, il existe encore un problème de sous-représentation des femmes dans les activités culturelles. » Même celles qui s’engagent finissent souvent par se décourager une fois installées dans leur foyer.

Les slameuses prêtes à affronter le public de Lubumbashi

Les slameuses se préparent à offrir un spectacle stimulant et motivant sur le thème de la résilience face au coût de la vie. Parmi elles, Esther Abumba, venue de Goma (Nord-Kivu), se dit prête à affronter le public lushois. « Malgré le long trajet pour arriver jusqu’à Lubumbashi, je suis mentalement prête à offrir un spectacle à la hauteur des attentes du public », déclare-t-elle.

D’autres slameuses se disent également prêtes à surprendre le public avec des performances inédites.

 

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