Les actions hostiles lancées par le président des États-Unis depuis son retour à la Maison Blanche ne cesse de susciter débats et inquiétudes. Tandis que la place la particulière du pays de l’Oncle Sam sur l’échiquier mondial lui confère une grande responsabilité sur la marche du monde, Moïse Kyavu et Valet Chebujongo interpellent Donald Trump sans animosité.
A Son Excellence Monsieur Donald J. TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique ;
Monsieur le Président,
Nous avons l’honneur de vous adresser la présente lettre avec le respect dû à la haute fonction que vous exercez, mais également avec la responsabilité morale et civique qu’imposent les principes universels consacrés par le droit international, les droits humains et la Charte des Nations Unies.
Nous vous écrivons en tant que deux citoyens congolais originaires de l’Est de la République Démocratique du Congo, une région profondément marquée par des conflits armés récurrents, des violences de masse et une instabilité chronique. Depuis 1994, notre pays a payé un tribut humain incommensurable, avec des millions de vies perdues, des populations déplacées et des générations entières contraintes de grandir dans un environnement dominé par l’insécurité, la peur et le sentiment d’abandon de la communauté internationale. Cette réalité confère à notre parole une légitimité morale que nous ne pouvons ignorer ni taire.
Monsieur le Président, la place singulière qu’occupent les États-Unis d’Amérique sur la scène internationale leur confère une responsabilité particulière dans la préservation de l’ordre international fondé sur le droit, tel que consacré à l’Article 1 de la Charte des Nations Unies, qui assigne à l’Organisation et à ses États membres la mission de maintenir la paix et la sécurité internationales par des moyens pacifiques, dans le respect de la justice et du droit international.
Or, certaines décisions, déclarations et orientations diplomatiques de votre administration ont suscité de profondes inquiétudes au sein de nombreux peuples et États. Les événements relatifs au Venezuela, notamment les accusations faisant état d’actions assimilées à des tentatives de coercition ou d’atteinte à l’autorité du Président de cet État, ont été largement perçus comme une remise en cause du principe de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, pourtant clairement énoncé à l’Article 2, paragraphe 1 et paragraphe 7, de la Charte des Nations Unies.
Même lorsqu’elles sont présentées comme étant motivées par des considérations de sécurité ou de promotion de la démocratie, de telles pratiques fragilisent l’ordre juridique international et créent des précédents dangereux, en contradiction manifeste avec l’Article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies, qui interdit le recours à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État.
Lire la suite de la lettre par ici : Lettre ouverte à Trump (https://drive.google.com/file/d/1zEq6xcYP-mDlzPmYPCGEfgWywJjlRA_T/view?usp=sharing)
